Marek Hudon est professeur à l'école de commerce Solvay au sein de l'ULB et professeur invité à Namur et à la Sorbonne à Paris. Depuis deux semaines, il est également coprésident du Haut Comité pour une transition juste, mis en place par la ministre fédérale du Climat, Zakia Khattabi (Ecolo). Invité de notre émission hebdomadaire Trends Talk, qui passera en boucle ce week-end sur Canal Z, il explique la mission de ce groupe comparable au Gems de la crise Covid ou aux experts du pouvoir d'achat. En résumé, il s'agit d'encadrer ce virage de société majeur pour éviter l'explosion sociale.

"C'est un groupe de vingt-quatre experts indépendants, douze francophones et douze néerlandophones, de compétences très différentes, explique Marek Hudon. L'objectif est d'écrire un rapport sur la manière d'organiser et d'institutionnaliser la transition de la façon la plus juste en Belgique, mais aussi d'accompagner les parties prenantes et de mettre la question à l'agenda au moment de la présidence belge de l'Union européenne, en 2024."

Y'a-t-il des craintes que cette transition économique et énergétique ne se fasse pas de façon juste ? "Il y a pas mal de craintes et je pense qu'elles sont en partie justifiées dans le sens où il y aura des changements importants de société, des transformations assez importantes pour diminuer les émissions, souligne-t-il. Ce que l'on sait, c'est qu'il y aura des gagnants, mais aussi des perdants. L'objectif de cette transition juste vers une économie moins carbonée, c'est d'accompagner les citoyens, mais aussi les entreprises les plus vulnérables."

"Un manque de cohérence"

Marek Hudon souligne que le politique est conscient de l'urgence, mais "ne va pas assez vite par rapport à ce que nous dit la science" et "manque de cohérence". "Quelques fois, les compromis auxquels on aboutit ne sont pas assez ambitieux", souligne-t-il. Le dernier rapport du Giec met en avant la nécessité d'augmenter les flux financiers par trois ou par six. "Des actions sont menées, reconnaît Marek Hudon, mais ne sont pas toujours suivies des incitants nécessaires." Il en veut pour neuve le plan du rail qui vient d'être mis en place au niveau belge. "si ce plan arrive, on entend déjà des critiques affirmant que l'on ne prendra pas le train parce qu'il n'est pas efficace ou qu'il n'arrive trop souvent en retard."

Le professeur de Solvay évoque longuement l'importance des entreprises dans la transition majeure à venir, notamment parce qu'elles permettent de travailler sur l'offre. "Plein de choses se passent, s'enthousiasme-t-il, en citant de nombreux exemple concrets. Mais pas encore assez, sans doute, au vu du rapport du Giec." Le potentiel est là, n"anmoins. Prenant sa casquette d'enseignant, il constate aussi l'appétit des jeunes générations pour la construction d'une société plus durable. Et plus juste : cela reste à construire. Un Trends Talk à ne pas manquer.

Marek Hudon est professeur à l'école de commerce Solvay au sein de l'ULB et professeur invité à Namur et à la Sorbonne à Paris. Depuis deux semaines, il est également coprésident du Haut Comité pour une transition juste, mis en place par la ministre fédérale du Climat, Zakia Khattabi (Ecolo). Invité de notre émission hebdomadaire Trends Talk, qui passera en boucle ce week-end sur Canal Z, il explique la mission de ce groupe comparable au Gems de la crise Covid ou aux experts du pouvoir d'achat. En résumé, il s'agit d'encadrer ce virage de société majeur pour éviter l'explosion sociale."C'est un groupe de vingt-quatre experts indépendants, douze francophones et douze néerlandophones, de compétences très différentes, explique Marek Hudon. L'objectif est d'écrire un rapport sur la manière d'organiser et d'institutionnaliser la transition de la façon la plus juste en Belgique, mais aussi d'accompagner les parties prenantes et de mettre la question à l'agenda au moment de la présidence belge de l'Union européenne, en 2024."Y'a-t-il des craintes que cette transition économique et énergétique ne se fasse pas de façon juste ? "Il y a pas mal de craintes et je pense qu'elles sont en partie justifiées dans le sens où il y aura des changements importants de société, des transformations assez importantes pour diminuer les émissions, souligne-t-il. Ce que l'on sait, c'est qu'il y aura des gagnants, mais aussi des perdants. L'objectif de cette transition juste vers une économie moins carbonée, c'est d'accompagner les citoyens, mais aussi les entreprises les plus vulnérables."Marek Hudon souligne que le politique est conscient de l'urgence, mais "ne va pas assez vite par rapport à ce que nous dit la science" et "manque de cohérence". "Quelques fois, les compromis auxquels on aboutit ne sont pas assez ambitieux", souligne-t-il. Le dernier rapport du Giec met en avant la nécessité d'augmenter les flux financiers par trois ou par six. "Des actions sont menées, reconnaît Marek Hudon, mais ne sont pas toujours suivies des incitants nécessaires." Il en veut pour neuve le plan du rail qui vient d'être mis en place au niveau belge. "si ce plan arrive, on entend déjà des critiques affirmant que l'on ne prendra pas le train parce qu'il n'est pas efficace ou qu'il n'arrive trop souvent en retard."Le professeur de Solvay évoque longuement l'importance des entreprises dans la transition majeure à venir, notamment parce qu'elles permettent de travailler sur l'offre. "Plein de choses se passent, s'enthousiasme-t-il, en citant de nombreux exemple concrets. Mais pas encore assez, sans doute, au vu du rapport du Giec." Le potentiel est là, n"anmoins. Prenant sa casquette d'enseignant, il constate aussi l'appétit des jeunes générations pour la construction d'une société plus durable. Et plus juste : cela reste à construire. Un Trends Talk à ne pas manquer.