Les inscriptions au chômage grimpent de nouveau, pour la deuxième semaine d'affilée, alors qu'elles étaient en baisse depuis le mois d'avril. Du 20 au 25 juillet, 1,43 million de nouveaux Américains ont pointé au chômage.

L'optimisme de mai et juin, à la faveur des premières levées de confinement, a été mis à mal par une violente résurgence des cas dans le pays depuis fin juin. Plusieurs Etats du Sud et de l'Ouest du pays ont dû faire machine arrière et refermer une partie de leur économie.

Tout cela commence "à peser sur l'activité économique", a souligné mercredi le président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell.

"Nos prévisions montrent un rebond modéré au troisième trimestre, mais qui est maintenant remis en question par une résurgence des infections au Covid-19. Changer le cours du Covid: changer le cours de l'économie", a relevé l'économiste Diane Swonk, de Grant Thornton, dans une note.

A moins de 100 jours de l'élection présidentielle, Donald Trump s'est récemment posé en victime de critiques jugées injustes sur sa gestion de la pandémie, qui a fait plus de 150.000 morts aux Etats-Unis, de loin le pays le plus touché.

Il a évoqué jeudi pour la première fois un possible report de la présidentielle, mettant en avant des risques de fraude liés à l'épidémie de Covid-19.

- Du jamais-vu -

Usines à l'arrêt, commerces fermés, bureaux désertés... Entre avril et juin, le PIB a chuté de 32,9% en rythme annualisé, mesure privilégiée par les Etats-Unis et qui compare le PIB à celui du trimestre précédent, et projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme.

Pour faciliter la comparaison avec les autres pays, il est plus aisé d'utiliser l'évolution par rapport au deuxième trimestre 2019. La baisse est alors de 9,5%, du jamais-vu, mais du même ordre que ce qu'ont connu l'Allemagne ou Hong Kong, par exemple.

Cette chute vertigineuse de la richesse nationale est la "plus forte contraction trimestrielle depuis que le gouvernement a commencé à publier ces données" en 1947, a encore commenté Diane Swonk.

"Le précédent record était une baisse de 10% au premier trimestre 1958", a-t-elle ajouté.

Les comparaisons historiques peinent à refléter l'ampleur de la situation. Même au coeur de la Grande Récession de 2009, qui avait suivi la crise financière, la baisse avait été quatre fois moins élevée.

Entre janvier et mars, le PIB avait reculé de 5% en rythme annualisé, et avec ce deuxième trimestre consécutif de baisse du PIB, les Etats-Unis plongent dans la récession, selon la définition classique.

"C'est un échec présidentiel. Si le président Trump avait pris des mesures immédiates et décisives, des dizaines de milliers de vies et des millions d'emplois n'auraient jamais été perdus", a commenté le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden.

- Chute des exportations -

Le pays a connu une croissance presque insolente de 2,3% en 2019, et le président Donald Trump, qui avait fait de la bonne santé de son économie un argument dans sa course à la réélection, visait 3% par an.

Mais en quelques mois, des millions d'Américains ont perdu leur emploi, et le marché du travail est sinistré.

La production et la consommation ont été drastiquement réduites, à partir du mois de mars et jusqu'au mois de mai, mettant un brutal coup d'arrêt à une économie en bonne santé.

Les dépenses de consommation, moteur de la croissance américaine qui compte pour près des trois quarts du PIB, ont dégringolé de 34,6%, en rythme annualisé également.

Avec des centres commerciaux fermés et un bond du chômage, les Américains ont rangé porte-monnaie et cartes de crédit. Leur épargne a été multipliée par quatre par rapport au premier trimestre.

Les entreprises américaines ont aussi été lourdement pénalisées par le ralentissement du commerce international: les exportations ont chuté de 64,1%.

Pour l'ensemble de l'année 2020, le PIB devrait baisser de 6,5%, avant un rebond de 5% en 2021 et une croissance plus modeste (3,5%) l'année suivante, selon les prévisions publiées début juin par la Banque centrale américaine.

Le conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, table quant à lui sur 20% de croissance pour les troisième et quatrième trimestres 2020.

Les inscriptions au chômage grimpent de nouveau, pour la deuxième semaine d'affilée, alors qu'elles étaient en baisse depuis le mois d'avril. Du 20 au 25 juillet, 1,43 million de nouveaux Américains ont pointé au chômage.L'optimisme de mai et juin, à la faveur des premières levées de confinement, a été mis à mal par une violente résurgence des cas dans le pays depuis fin juin. Plusieurs Etats du Sud et de l'Ouest du pays ont dû faire machine arrière et refermer une partie de leur économie.Tout cela commence "à peser sur l'activité économique", a souligné mercredi le président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell."Nos prévisions montrent un rebond modéré au troisième trimestre, mais qui est maintenant remis en question par une résurgence des infections au Covid-19. Changer le cours du Covid: changer le cours de l'économie", a relevé l'économiste Diane Swonk, de Grant Thornton, dans une note.A moins de 100 jours de l'élection présidentielle, Donald Trump s'est récemment posé en victime de critiques jugées injustes sur sa gestion de la pandémie, qui a fait plus de 150.000 morts aux Etats-Unis, de loin le pays le plus touché.Il a évoqué jeudi pour la première fois un possible report de la présidentielle, mettant en avant des risques de fraude liés à l'épidémie de Covid-19.- Du jamais-vu -Usines à l'arrêt, commerces fermés, bureaux désertés... Entre avril et juin, le PIB a chuté de 32,9% en rythme annualisé, mesure privilégiée par les Etats-Unis et qui compare le PIB à celui du trimestre précédent, et projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme.Pour faciliter la comparaison avec les autres pays, il est plus aisé d'utiliser l'évolution par rapport au deuxième trimestre 2019. La baisse est alors de 9,5%, du jamais-vu, mais du même ordre que ce qu'ont connu l'Allemagne ou Hong Kong, par exemple.Cette chute vertigineuse de la richesse nationale est la "plus forte contraction trimestrielle depuis que le gouvernement a commencé à publier ces données" en 1947, a encore commenté Diane Swonk."Le précédent record était une baisse de 10% au premier trimestre 1958", a-t-elle ajouté.Les comparaisons historiques peinent à refléter l'ampleur de la situation. Même au coeur de la Grande Récession de 2009, qui avait suivi la crise financière, la baisse avait été quatre fois moins élevée.Entre janvier et mars, le PIB avait reculé de 5% en rythme annualisé, et avec ce deuxième trimestre consécutif de baisse du PIB, les Etats-Unis plongent dans la récession, selon la définition classique."C'est un échec présidentiel. Si le président Trump avait pris des mesures immédiates et décisives, des dizaines de milliers de vies et des millions d'emplois n'auraient jamais été perdus", a commenté le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden.- Chute des exportations -Le pays a connu une croissance presque insolente de 2,3% en 2019, et le président Donald Trump, qui avait fait de la bonne santé de son économie un argument dans sa course à la réélection, visait 3% par an.Mais en quelques mois, des millions d'Américains ont perdu leur emploi, et le marché du travail est sinistré.La production et la consommation ont été drastiquement réduites, à partir du mois de mars et jusqu'au mois de mai, mettant un brutal coup d'arrêt à une économie en bonne santé.Les dépenses de consommation, moteur de la croissance américaine qui compte pour près des trois quarts du PIB, ont dégringolé de 34,6%, en rythme annualisé également.Avec des centres commerciaux fermés et un bond du chômage, les Américains ont rangé porte-monnaie et cartes de crédit. Leur épargne a été multipliée par quatre par rapport au premier trimestre.Les entreprises américaines ont aussi été lourdement pénalisées par le ralentissement du commerce international: les exportations ont chuté de 64,1%.Pour l'ensemble de l'année 2020, le PIB devrait baisser de 6,5%, avant un rebond de 5% en 2021 et une croissance plus modeste (3,5%) l'année suivante, selon les prévisions publiées début juin par la Banque centrale américaine.Le conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, table quant à lui sur 20% de croissance pour les troisième et quatrième trimestres 2020.