Le droit passerelle est également prolongé, avec cependant un changement dans la perte de chiffre d'affaires exigée pour bénéficier de sa version "simple". Le "double" droit passerelle, disparu fin septembre, refait son entrée pour les secteurs fermés (monde de la nuit), avec prise en compte également de ce mois de décembre.

Le paquet global de mesures est valable pour le premier trimestre 2022, a annoncé en conférence de presse le Premier ministre Alexander De Croo, entouré des ministres de l'Économie et du Travail, Pierre-Yves Dermagne, des Pensions et de l'Intégration sociale, Karine Lalieux, des Classes moyennes et indépendants, David Clarinval, et des Finances, Vincent Van Peteghem.

Le chômage temporaire pour "force majeure", spécifique à la pandémie, concerne tous les secteurs, dès le moment où une entreprise fait basculer certains travailleurs en chômage partiel ou complet, que ce soit pour cause de baisse d'activité ou de fermeture forcée. Il vaut aussi pour les travailleurs forcés de rester chez eux pour cause de quarantaine, de quarantaine d'un enfant ou parce que leur structure d'accueil est fermée. Selon le ministre Pierre-Yves Dermagne, 167.000 travailleurs et près de 38.000 entreprises ont encore fait usage du chômage temporaire corona le mois dernier. Ce gros morceau des aides a déjà coûté quelque 2 milliards au fédéral cette année, selon son cabinet.

Parmi les autres mesures prolongées figure le fameux "droit passerelle". Double pour "les indépendants qui voient leur activité fermée obligatoirement", rappelle David Clarinval (MR). "On pense aux discothèques, mais aussi aux plaines de jeux (intérieures) et à certains acteurs de l'évènementiel", ajoute-t-il. Et un droit passerelle "simple" pour ceux qui n'ont pas été forcés à la fermeture "mais voient une diminution de leur chiffre d'affaires de 40% par rapport à la référence de 2019". Ce droit passerelle simple a donc été adapté: on passe d'une exigence de 65% de perte de CA (seuil valable depuis début octobre) à 40% (seuil qui était valable précédemment, jusque fin septembre), ce qui élargit considérablement le champ d'action de la mesure. Le fédéral pense notamment à l'horeca. Cet élargissement du droit passerelle simple, et la ré-introduction du droit passerelle double, sont déjà valables pour ce mois de décembre.

Les publics particulièrement fragiles ne sont pas oubliés: la prime de 25 euros par mois pour les bénéficiaires de la Grapa, personnes touchant des allocations pour handicapés et bénéficiaires du revenu d'intégration sociale est ainsi prolongée aussi, parmi d'autres soutiens. Cette prime a déjà été prolongée à plusieurs reprises au fil de la crise sanitaire, passant cependant de 50 à 25 euros.

"J'ai reçu beaucoup d'appels des CPAS locaux, qui disent qu'il faut faire quelque chose", explique la ministredes Pensions, de l'Intégration sociale, de la Lutte contre la Pauvreté et les Personnes en situation de handicap, Karine Lalieux (PS).

Parallèlement à la crise sanitaire, la hausse des prix de l'énergie a pour effet de baisser le pouvoir d'achat de nombreux citoyens, pointe-t-elle. Les fonds qui passent par les CPAS pour aider une population ciblée sont donc prolongés de trois mois: Fonds Covid, fonds Zoom 18-25 (pour les jeunes), subsides pour le bien-être psychologique. La ministre a tenu à rappeler que les professionnels de la santé pensionnés, qui reprennent leur blouse pour aider dans le cadre de la pandémie (dans les centres de vaccination par exemple) peuvent bien cumuler ces revenus avec leur pension, et ce jusque fin juin prochain.

Le fédéral prolonge aussi sa souplesse en ce qui concerne le paiement du précompte professionnel, de la TVA ou des cotisations ONSS.

Fort secoué avec la succession accélérée de Comités de concertation, le gouvernement s'est félicité vendredi de ne laisser "personne sur le carreau". "Au fédéral, nous avons toujours dit que nous prendrions nos responsabilités", a lancé Alexander De Croo (Open Vld). Interrogé sur les demandes venant de Flandre (nouvel appel du ministre-président Jan Jambon concernant la culture, etc.), le libéral a plaidé pour de la "stabilité dans les mesures", après une période plutôt chahutée.

Le secteur de l'événementiel salue les mesures de soutien

Le secteur de l'évènementiel a réagi positivement vendredi aux mesures de soutien annoncées par le gouvernement fédéral. Pour l'organisation sectorielle "Event Confédération", le gouvernement fédéral a ainsi "fait preuve de compréhension et de perspicacité à l'égard des besoins de nos entrepreneurs - employés - freelances - familles - et surtout des entreprises".

Le secteur estime que les mesures pour le premier trimestre 2022 "sont bonnes", mais qu'une prolongation "pourrait être nécessaire si la réouverture du secteur est retardée" et que la période de trois mois de préparatifs après la relance des événements est respectée.

"Pour ce redémarrage, le gouvernement devra en tout cas fournir des fonds et surtout des garanties de démarrage pour limiter le risque entrepreneurial", juge l'Event Confédération.

Pour cette dernière, "la meilleure mesure de soutien que le gouvernement puisse prendre est la réouverture du secteur". Le secteur demande enfin que la priorité soit donnée aux solutions à long terme via des baromètres ou des plans d'urgence "afin que le yo-yo des dernières semaines ne se répète plus sur le dos du secteur événementiel".

Le droit passerelle est également prolongé, avec cependant un changement dans la perte de chiffre d'affaires exigée pour bénéficier de sa version "simple". Le "double" droit passerelle, disparu fin septembre, refait son entrée pour les secteurs fermés (monde de la nuit), avec prise en compte également de ce mois de décembre. Le paquet global de mesures est valable pour le premier trimestre 2022, a annoncé en conférence de presse le Premier ministre Alexander De Croo, entouré des ministres de l'Économie et du Travail, Pierre-Yves Dermagne, des Pensions et de l'Intégration sociale, Karine Lalieux, des Classes moyennes et indépendants, David Clarinval, et des Finances, Vincent Van Peteghem. Le chômage temporaire pour "force majeure", spécifique à la pandémie, concerne tous les secteurs, dès le moment où une entreprise fait basculer certains travailleurs en chômage partiel ou complet, que ce soit pour cause de baisse d'activité ou de fermeture forcée. Il vaut aussi pour les travailleurs forcés de rester chez eux pour cause de quarantaine, de quarantaine d'un enfant ou parce que leur structure d'accueil est fermée. Selon le ministre Pierre-Yves Dermagne, 167.000 travailleurs et près de 38.000 entreprises ont encore fait usage du chômage temporaire corona le mois dernier. Ce gros morceau des aides a déjà coûté quelque 2 milliards au fédéral cette année, selon son cabinet. Parmi les autres mesures prolongées figure le fameux "droit passerelle". Double pour "les indépendants qui voient leur activité fermée obligatoirement", rappelle David Clarinval (MR). "On pense aux discothèques, mais aussi aux plaines de jeux (intérieures) et à certains acteurs de l'évènementiel", ajoute-t-il. Et un droit passerelle "simple" pour ceux qui n'ont pas été forcés à la fermeture "mais voient une diminution de leur chiffre d'affaires de 40% par rapport à la référence de 2019". Ce droit passerelle simple a donc été adapté: on passe d'une exigence de 65% de perte de CA (seuil valable depuis début octobre) à 40% (seuil qui était valable précédemment, jusque fin septembre), ce qui élargit considérablement le champ d'action de la mesure. Le fédéral pense notamment à l'horeca. Cet élargissement du droit passerelle simple, et la ré-introduction du droit passerelle double, sont déjà valables pour ce mois de décembre. Les publics particulièrement fragiles ne sont pas oubliés: la prime de 25 euros par mois pour les bénéficiaires de la Grapa, personnes touchant des allocations pour handicapés et bénéficiaires du revenu d'intégration sociale est ainsi prolongée aussi, parmi d'autres soutiens. Cette prime a déjà été prolongée à plusieurs reprises au fil de la crise sanitaire, passant cependant de 50 à 25 euros. "J'ai reçu beaucoup d'appels des CPAS locaux, qui disent qu'il faut faire quelque chose", explique la ministredes Pensions, de l'Intégration sociale, de la Lutte contre la Pauvreté et les Personnes en situation de handicap, Karine Lalieux (PS). Parallèlement à la crise sanitaire, la hausse des prix de l'énergie a pour effet de baisser le pouvoir d'achat de nombreux citoyens, pointe-t-elle. Les fonds qui passent par les CPAS pour aider une population ciblée sont donc prolongés de trois mois: Fonds Covid, fonds Zoom 18-25 (pour les jeunes), subsides pour le bien-être psychologique. La ministre a tenu à rappeler que les professionnels de la santé pensionnés, qui reprennent leur blouse pour aider dans le cadre de la pandémie (dans les centres de vaccination par exemple) peuvent bien cumuler ces revenus avec leur pension, et ce jusque fin juin prochain. Le fédéral prolonge aussi sa souplesse en ce qui concerne le paiement du précompte professionnel, de la TVA ou des cotisations ONSS. Fort secoué avec la succession accélérée de Comités de concertation, le gouvernement s'est félicité vendredi de ne laisser "personne sur le carreau". "Au fédéral, nous avons toujours dit que nous prendrions nos responsabilités", a lancé Alexander De Croo (Open Vld). Interrogé sur les demandes venant de Flandre (nouvel appel du ministre-président Jan Jambon concernant la culture, etc.), le libéral a plaidé pour de la "stabilité dans les mesures", après une période plutôt chahutée.Le secteur de l'évènementiel a réagi positivement vendredi aux mesures de soutien annoncées par le gouvernement fédéral. Pour l'organisation sectorielle "Event Confédération", le gouvernement fédéral a ainsi "fait preuve de compréhension et de perspicacité à l'égard des besoins de nos entrepreneurs - employés - freelances - familles - et surtout des entreprises". Le secteur estime que les mesures pour le premier trimestre 2022 "sont bonnes", mais qu'une prolongation "pourrait être nécessaire si la réouverture du secteur est retardée" et que la période de trois mois de préparatifs après la relance des événements est respectée. "Pour ce redémarrage, le gouvernement devra en tout cas fournir des fonds et surtout des garanties de démarrage pour limiter le risque entrepreneurial", juge l'Event Confédération. Pour cette dernière, "la meilleure mesure de soutien que le gouvernement puisse prendre est la réouverture du secteur". Le secteur demande enfin que la priorité soit donnée aux solutions à long terme via des baromètres ou des plans d'urgence "afin que le yo-yo des dernières semaines ne se répète plus sur le dos du secteur événementiel".