Au deuxième trimestre 2018, l'économie catalane, qui représente 19% du PIB espagnol, a enregistré une croissance supérieure à celle de l'Espagne, 3,1% contre 2,5%, selon des statistiques officielles. Bien loin de l'inquiétude générée par la vaine tentative de sécession d'octobre 2017 qui avait provoqué "un choc de confiance" et une baisse de la consommation, explique à l'AFP Josep Oliver Alonso, professeur d'économie appliquée à l'Université autonome de Barcelone.

Pilier de l'économie locale, le tourisme, qui représente 12% du PIB catalan, avait vacillé avec une baisse de 5% du nombre de touristes ce mois-là. Et de nombreuses entreprises espagnoles ont délocalisé leurs sièges sociaux en évoquant l'insécurité juridique: 3.700 entre octobre 2017 et juillet 2018, selon le gouvernement catalan, dont plusieurs poids lourds comme la troisième banque espagnole CaixaBank.

Mais la crise politique n'a pas coulé les moteurs de l'économie catalane que sont les exportations ou le tourisme. Le secteur touristique a "récupéré" en 2018, depuis que "les débats politiques se passent où ils doivent se passer: au Parlement", assure Manel Casals, directeur de l'association hôtelière Gremi d'Hotels de Barcelona. Tout en se disant "sûr d'avoir perdu des opportunités en chemin". Statistique très volatile et donc sujette à caution, l'investissement étranger a chuté de 41% en Catalogne au deuxième trimestre 2018.

Autre ombre au tableau, une étude de la banque BBVA publiée mardi souligne que la création d'emplois a plus ralenti en Catalogne que dans le reste de l'Espagne, le nombre d'affiliés à la sécurité sociale ayant augmenté de 2,5% sur un an en septembre 2018 contre 2,9% en Espagne.

Barcelone, un "vivier de talents"

Prudente, BBVA impute ce ralentissement aux "multiples événements extraordinaires" qu'a traversé la Catalogne en 2017, des attentats au processus indépendantiste. Quoi qu'il en soit, malgré un an de tensions politiques, la Catalogne continue d'attirer les grandes entreprises étrangères comme Amazon qui y a inauguré en avril un centre de soutien aux PME et compte y ouvrir un hub de recherche spécialisé dans l'apprentissage automatique (machine learning).

Le géant du commerce en ligne explique à l'AFP prendre ses décisions "sur la base de critères commerciaux, pas politiques". "Il y a de la place pour s'étendre et croître" à Barcelone, observe pour sa part la société britannique King, éditrice du jeu vidéo phénomène Candy Crush, qui dispose de trois studios dans la ville.

Très cosmopolite, Barcelone constitue un "vivier de talents", alimenté par un "bon réseau d'universités", renchérit Marco Bressan de Satellogic, une start-up spécialisée dans l'analyse de données grâce à l'intelligence artificielle, qui y a ouvert en mai 2017 sa première antenne en Europe. La qualité de vie, au bord de la Méditerranée, fait qu'il est "très facile de convaincre quelqu'un d'un autre pays de venir vivre" à Barcelone, poursuit-il. Comptant cinq employés à Barcelone au 1er octobre 2017, sa société en a désormais 20. Si ces investissements ne sont pas majeurs sur le plan financier, ils montrent, selon Josep Oliver Alonso, que les groupes étrangers ne pensent pas qu'il puisse y avoir à terme "de processus d'indépendance" aux conséquences "traumatiques" comme une sortie de l'euro ou de l'UE. Toujours au pouvoir en Catalogne, les séparatistes semblent eux plus préoccupés par l'autodétermination que par la politique économique. L'absence du président régional Quim Torra fin septembre à un sommet sur le corridor ferroviaire méditerranéen, grande revendication des entreprises, a suscité un certain malaise.

Au deuxième trimestre 2018, l'économie catalane, qui représente 19% du PIB espagnol, a enregistré une croissance supérieure à celle de l'Espagne, 3,1% contre 2,5%, selon des statistiques officielles. Bien loin de l'inquiétude générée par la vaine tentative de sécession d'octobre 2017 qui avait provoqué "un choc de confiance" et une baisse de la consommation, explique à l'AFP Josep Oliver Alonso, professeur d'économie appliquée à l'Université autonome de Barcelone. Pilier de l'économie locale, le tourisme, qui représente 12% du PIB catalan, avait vacillé avec une baisse de 5% du nombre de touristes ce mois-là. Et de nombreuses entreprises espagnoles ont délocalisé leurs sièges sociaux en évoquant l'insécurité juridique: 3.700 entre octobre 2017 et juillet 2018, selon le gouvernement catalan, dont plusieurs poids lourds comme la troisième banque espagnole CaixaBank. Mais la crise politique n'a pas coulé les moteurs de l'économie catalane que sont les exportations ou le tourisme. Le secteur touristique a "récupéré" en 2018, depuis que "les débats politiques se passent où ils doivent se passer: au Parlement", assure Manel Casals, directeur de l'association hôtelière Gremi d'Hotels de Barcelona. Tout en se disant "sûr d'avoir perdu des opportunités en chemin". Statistique très volatile et donc sujette à caution, l'investissement étranger a chuté de 41% en Catalogne au deuxième trimestre 2018. Autre ombre au tableau, une étude de la banque BBVA publiée mardi souligne que la création d'emplois a plus ralenti en Catalogne que dans le reste de l'Espagne, le nombre d'affiliés à la sécurité sociale ayant augmenté de 2,5% sur un an en septembre 2018 contre 2,9% en Espagne. Prudente, BBVA impute ce ralentissement aux "multiples événements extraordinaires" qu'a traversé la Catalogne en 2017, des attentats au processus indépendantiste. Quoi qu'il en soit, malgré un an de tensions politiques, la Catalogne continue d'attirer les grandes entreprises étrangères comme Amazon qui y a inauguré en avril un centre de soutien aux PME et compte y ouvrir un hub de recherche spécialisé dans l'apprentissage automatique (machine learning). Le géant du commerce en ligne explique à l'AFP prendre ses décisions "sur la base de critères commerciaux, pas politiques". "Il y a de la place pour s'étendre et croître" à Barcelone, observe pour sa part la société britannique King, éditrice du jeu vidéo phénomène Candy Crush, qui dispose de trois studios dans la ville. Très cosmopolite, Barcelone constitue un "vivier de talents", alimenté par un "bon réseau d'universités", renchérit Marco Bressan de Satellogic, une start-up spécialisée dans l'analyse de données grâce à l'intelligence artificielle, qui y a ouvert en mai 2017 sa première antenne en Europe. La qualité de vie, au bord de la Méditerranée, fait qu'il est "très facile de convaincre quelqu'un d'un autre pays de venir vivre" à Barcelone, poursuit-il. Comptant cinq employés à Barcelone au 1er octobre 2017, sa société en a désormais 20. Si ces investissements ne sont pas majeurs sur le plan financier, ils montrent, selon Josep Oliver Alonso, que les groupes étrangers ne pensent pas qu'il puisse y avoir à terme "de processus d'indépendance" aux conséquences "traumatiques" comme une sortie de l'euro ou de l'UE. Toujours au pouvoir en Catalogne, les séparatistes semblent eux plus préoccupés par l'autodétermination que par la politique économique. L'absence du président régional Quim Torra fin septembre à un sommet sur le corridor ferroviaire méditerranéen, grande revendication des entreprises, a suscité un certain malaise.