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Il ne fait aucun doute qu'il faut diminuer la pression automobile dans nos grandes villes et sur notre réseau routier largement saturé. Ce sujet, électoralement très sensible, déchire nos hommes politiques depuis longtemps. Les uns étant favorables à la vignette, les autres à la taxation kilométrique avant de faire marche arrière. A Bruxelles où, avec Anvers, le problème est le plus prégnant, l'accord de gouvernement prévoit la mise en oeuvre d'un système de tarification kilométrique intelligente en collaboration avec les deux autres Régions. Selon nos collègues du Soir qui ont révélé l'information, comme la négociation sur le sujet patine, les cabinets bruxellois compétents planchent sur un plan B : une taxe de congestion automobile, une sorte de péage urbain déguisé qui se servirait des caméras intelligentes liées aux zones de basse émission. Si le système, supporté par Ecolo, Groen et DéFI, voit le jour, il faudra donc payer pour circuler à Bruxelles. Selon les discussions en cours, le tarif appliqué serait dépendant des heures (minimal ou nul le week-end ou en heures creuses) mais, peut-être, aussi du type de véhicule selon le principe du pollueur payeur. Selon les sources citées par Le Soir, le prix évoqué varierait entre 1 et 3 euros par jour ou serait identique à celui d'un ticket de la Stib (2,1 euros). Cette taxe de congestion est déjà à l'oeuvre dans d'autres grandes villes européennes comme Londres, Milan et Stockholm. Elle y a fait baisser significativement le trafic et la pollution. A peine éventé, le projet bruxellois a soulevé un tollé tant au sein de la majorité (le PS souhaite un package global avec, notamment, la gratuité de la Stib) que dans l'opposition (le MR), les autres Régions et les acteurs économiques. Bref, comme à chaque fois qu'on se lance sur le sujet ou qu'on évoque une mesure climatique, ce n'est pas gagné...