La France a bloqué l'ouverture des négociations avec la Macédoine du nord et avec l'Albanie et réclame que le processus d'élargissement soit désormais réversible. Paris a soumis à ses partenaires une "méthodologie" et exige des candidats à l'adhésion le plein respect de l'Etat de droit et des droits fondamentaux.

Les propositions qui seront présentées mercredi par le commissaire Varhelyi visent à lever les réserves de la France, des Pays-Bas et du Danemark. L'unanimité des membres de l'UE est exigée pour toute nouvelle adhésion.

"Ce que nous allons proposer demain, c'est de rendre le processus de négociation plus crédible. Nous voulons lui donner une orientation politique plus forte. Nous voulons être plus prévisibles. Et nous voulons un processus plus dynamique", a expliqué sa porte-parole Ana Pisonero.

"Notre objectif n'est pas de redéfinir la politique d'élargissement. Nous n'allons pas proposer de modifier les conditions d'adhésion à l'UE ou d'entrée dans l'UE. Ces conditions sont très claires. Elles sont énoncées dans les traités. Elles ne changeront pas. Nous ne proposons pas de modifier les règles", a-t-elle précisé.

"Nous espérons pouvoir donner un feu vert à la Macédoine et à l'Albanie en mars", a confié un responsable européen. Un sommet pour les Balkans occidentaux est prévu les 6 et 7 mai à Zagreb.

Le gouvernement français attend de voir. La secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin a fait état de "très bons échanges avec le commissaire Varhelyi" lors d'un point de presse mardi à Bruxelles.

"La France demande un processus graduel, concret, qui apporte des bénéfices sur le terrain. Un processus réversible, et un processus qui soit politiquement tenu. Je pense que les communications faites mercredi (par la Commission) montreront que nous avons sur tous ces domaines là un changement de méthodologie, de paradigme", a-t-elle confié.

Mais si la France juge acceptable la méthodologie présentée mercredi, son accord à l'ouverture des négociations avec Skopje et Tirana ne sera pas automatique, a-t-elle averti.

"Il faut s'assurer que sur la base du rapport de situation que fera la Commission au mois de mars, les conditions sont remplies et que le diagnostic qui sera fait de la situation soit positif", a-t-elle expliqué.

La Commission européenne doit publier en mars un rapport individuel pour chacun des six pays des Balkans occidentaux candidat à l'adhésion -- Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Monténégro, Macédoine du Nord et Serbie-- sur l'état des réformes réalisées, le respect de l'Etat de droit, l'indépendance de la justice et les droits fondamentaux.

La France a bloqué l'ouverture des négociations avec la Macédoine du nord et avec l'Albanie et réclame que le processus d'élargissement soit désormais réversible. Paris a soumis à ses partenaires une "méthodologie" et exige des candidats à l'adhésion le plein respect de l'Etat de droit et des droits fondamentaux. Les propositions qui seront présentées mercredi par le commissaire Varhelyi visent à lever les réserves de la France, des Pays-Bas et du Danemark. L'unanimité des membres de l'UE est exigée pour toute nouvelle adhésion."Ce que nous allons proposer demain, c'est de rendre le processus de négociation plus crédible. Nous voulons lui donner une orientation politique plus forte. Nous voulons être plus prévisibles. Et nous voulons un processus plus dynamique", a expliqué sa porte-parole Ana Pisonero."Notre objectif n'est pas de redéfinir la politique d'élargissement. Nous n'allons pas proposer de modifier les conditions d'adhésion à l'UE ou d'entrée dans l'UE. Ces conditions sont très claires. Elles sont énoncées dans les traités. Elles ne changeront pas. Nous ne proposons pas de modifier les règles", a-t-elle précisé."Nous espérons pouvoir donner un feu vert à la Macédoine et à l'Albanie en mars", a confié un responsable européen. Un sommet pour les Balkans occidentaux est prévu les 6 et 7 mai à Zagreb.Le gouvernement français attend de voir. La secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin a fait état de "très bons échanges avec le commissaire Varhelyi" lors d'un point de presse mardi à Bruxelles."La France demande un processus graduel, concret, qui apporte des bénéfices sur le terrain. Un processus réversible, et un processus qui soit politiquement tenu. Je pense que les communications faites mercredi (par la Commission) montreront que nous avons sur tous ces domaines là un changement de méthodologie, de paradigme", a-t-elle confié.Mais si la France juge acceptable la méthodologie présentée mercredi, son accord à l'ouverture des négociations avec Skopje et Tirana ne sera pas automatique, a-t-elle averti."Il faut s'assurer que sur la base du rapport de situation que fera la Commission au mois de mars, les conditions sont remplies et que le diagnostic qui sera fait de la situation soit positif", a-t-elle expliqué.La Commission européenne doit publier en mars un rapport individuel pour chacun des six pays des Balkans occidentaux candidat à l'adhésion -- Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Monténégro, Macédoine du Nord et Serbie-- sur l'état des réformes réalisées, le respect de l'Etat de droit, l'indépendance de la justice et les droits fondamentaux.