En cas d'accord sur le paquet d'aides, "il faudra 4 semaines avant que les fonds puissent être débloqués. On essaye de générer un maximum de cash en vendant des avions par exemple", a-t-il dit en interne. "En juillet, nous sommes certains que nous n'aurons plus de liquidités. C'est pour ça que le temps presse et que nous voulons accélérer les négociations", souligne encore le patron allemand.

Cela alors que Lufthansa a refusé mercredi d'approuver en l'état le plan de sauvetage négocié avec l'Etat allemand en invoquant les conditions trop strictes du gendarme européen de la concurrence. Les concessions demandées en échange du chèque de l'Etat allemand de neuf milliards d'euros "affaibliraient" le groupe sur ses deux principaux aéroports allemands Francfort et Munich, a-t-il justifié.

Des conditions qualifiées d'"inacceptables" par M. Spohr. "Je ne peux pas rentrer dans les détails", déplore le patron dans sa visioconférence. "Mais on devrait notamment donner des slots (NDLR: créneaux horaires très recherchés par les compagnies) à nos concurrents. Cela détruirait nos hubs de Francfort et Munich. Cela nous affaiblirait considérablement. Des aéroports concurrents comme Londres et Amsterdam profiteraient de nos malheurs."

Le CEO a détaillé aux employés du groupe l'ordre des aides. Il s'agira d'abord de connaître les détails du paquet d'aides allemand avant d'espérer recevoir de l'aide des pays des filiales. Carsten Spohr se dit ainsi convaincu qu'un accord pourra alors être conclu entre son entreprise et le gouvernement belge concernant Brussels Airlines.

Ces négociations, toujours en cours, n'enchantent cependant pas le patron allemand. "Ces derniers jours, j'ai dû aller à Berne, à Vienne et à Bruxelles pour quémander de l'argent pour une compagnie aussi fière que Lufthansa. C'est très humiliant. Mais c'est la dure réalité et il faut l'affronter plutôt que de se plaindre."

Le patron n'exclut pas de se séparer de filiales et indique qu'il sera difficile de maintenir le groupe dans son entièreté, même si ce n'est pas un but en soi. Une vente de filiale, ou une entrée en bourse d'une de celles-ci est sur la table. "Si on le fait, ce ne sera pas pour se séparer des gens, mais pour lever de l'argent. Mais le marché est très mauvais actuellement et personne ne veut rien acheter dans l'aviation. Peut-être début 2021", a-t-il répondu aux travailleurs.

En cas d'accord sur le paquet d'aides, "il faudra 4 semaines avant que les fonds puissent être débloqués. On essaye de générer un maximum de cash en vendant des avions par exemple", a-t-il dit en interne. "En juillet, nous sommes certains que nous n'aurons plus de liquidités. C'est pour ça que le temps presse et que nous voulons accélérer les négociations", souligne encore le patron allemand. Cela alors que Lufthansa a refusé mercredi d'approuver en l'état le plan de sauvetage négocié avec l'Etat allemand en invoquant les conditions trop strictes du gendarme européen de la concurrence. Les concessions demandées en échange du chèque de l'Etat allemand de neuf milliards d'euros "affaibliraient" le groupe sur ses deux principaux aéroports allemands Francfort et Munich, a-t-il justifié. Des conditions qualifiées d'"inacceptables" par M. Spohr. "Je ne peux pas rentrer dans les détails", déplore le patron dans sa visioconférence. "Mais on devrait notamment donner des slots (NDLR: créneaux horaires très recherchés par les compagnies) à nos concurrents. Cela détruirait nos hubs de Francfort et Munich. Cela nous affaiblirait considérablement. Des aéroports concurrents comme Londres et Amsterdam profiteraient de nos malheurs." Le CEO a détaillé aux employés du groupe l'ordre des aides. Il s'agira d'abord de connaître les détails du paquet d'aides allemand avant d'espérer recevoir de l'aide des pays des filiales. Carsten Spohr se dit ainsi convaincu qu'un accord pourra alors être conclu entre son entreprise et le gouvernement belge concernant Brussels Airlines. Ces négociations, toujours en cours, n'enchantent cependant pas le patron allemand. "Ces derniers jours, j'ai dû aller à Berne, à Vienne et à Bruxelles pour quémander de l'argent pour une compagnie aussi fière que Lufthansa. C'est très humiliant. Mais c'est la dure réalité et il faut l'affronter plutôt que de se plaindre." Le patron n'exclut pas de se séparer de filiales et indique qu'il sera difficile de maintenir le groupe dans son entièreté, même si ce n'est pas un but en soi. Une vente de filiale, ou une entrée en bourse d'une de celles-ci est sur la table. "Si on le fait, ce ne sera pas pour se séparer des gens, mais pour lever de l'argent. Mais le marché est très mauvais actuellement et personne ne veut rien acheter dans l'aviation. Peut-être début 2021", a-t-il répondu aux travailleurs.