Mais voilà, plus de quatre ans après la victoire du " oui " au Brexit, on n'est pas encore au bout de nos surprises. Il faut avouer que le sujet ne passionne plus les foules. Certains médias ont même décidé d'arrêter d'en parler, tant il est difficile de faire la moindre prévision en la matière. Pourtant, qu'on le veuille ou non, la sortie d'un pays de l'Union européenne (UE) reste un événement majeur, inédit et aux conséquences encore inconnues.
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Mais voilà, plus de quatre ans après la victoire du " oui " au Brexit, on n'est pas encore au bout de nos surprises. Il faut avouer que le sujet ne passionne plus les foules. Certains médias ont même décidé d'arrêter d'en parler, tant il est difficile de faire la moindre prévision en la matière. Pourtant, qu'on le veuille ou non, la sortie d'un pays de l'Union européenne (UE) reste un événement majeur, inédit et aux conséquences encore inconnues. A vrai dire, il n'y a qu'en cas d'une large victoire des Conservateurs (ce que prédisent les sondages... qui se sont jusqu'à présent toujours trompés...) qu'une majorité pourrait être constituée afin de voter, enfin, l'accord obtenu avec l'Europe par Boris Johnson. Ceci permettrait une sortie ordonnée du Royaume-Uni le 31 janvier prochain. Dans tous les autres cas de figure, une nouvelle extension du délai pour le Brexit se profile, afin qu'un nouveau référendum ait lieu, sur le Brexit lui-même ou sur un éventuel accord, ou parce que de nouveaux amendements seront déposés au Parlement britannique. Par ailleurs, si une majorité doit être constituée au Parlement avec l'appui des parlementaires écossais, le prix à payer en serait un nouveau référendum sur l'adhésion de l'Ecosse au Royaume-Uni, ce qui complique encore la situation. Mais c'est loin d'être la fin de l'histoire... et de l'incertitude. En effet, quelle que soit la date du Brexit, une période de transition commencera au lendemain de celui-ci. Durant cette période, le Royaume-Uni ne fera plus partie de l'UE, mais tous les traités en vigueur (dont l'union douanière) resteront d'application. Par contre, cette période sera mise à profit pour négocier les futures relations commerciales entre les deux entités. La période de transition se termine officiellement le 31 décembre 2020 et si le Royaume-Uni doit en demander la prolongation, il doit le faire avant fin juin, sachant qu'elle entraînerait une contribution supplémentaire de l'île au budget européen. Cette éventualité, presque inéluctable, promet de nouveaux débats houleux au Parlement. En résumé, la saga du Brexit est loin d'être terminée, même dans le cas du scénario le plus simple. Heureusement, les conséquences des tergiversations britanniques ont jusqu'à présent été limitées et ciblées sur le Royaume-Uni. Gardons néanmoins à l'esprit qu'un même risque peut être apprécié de manière très différente en fonction des circonstances économiques. Si les difficultés politiques, économiques et juridiques du Brexit, devaient entrer en résonance avec d'autres dossiers, notamment en matière de commerce international, les conséquences pourraient être tout autres. A ce titre, le Brexit est un risque de plus dans les perspectives économiques et financières de 2020...une fois de plus.