Mais selon l'attitude qu'adopteront les 27, "le Brexit peut constituer soit une opportunité, soit une menace pour le budget de l'UE", estime cette étude de l'Institut Jacques Delors, publiée lundi soir.

Le montant du déficit évoqué par l'étude correspond à la contribution nette des Britanniques au budget de l'Union européenne (soit la différence entre ce qu'ils donnent et ce qu'ils reçoivent), "qui s'élève à environ 10 milliards d'euros en moyenne au cours des cinq dernières années".

Le déficit pourrait être plus important si l'UE décidait de maintenir son niveau de dépenses, en affectant ailleurs les sommes versées actuellement pour des projets au Royaume-Uni.

Il serait à l'inverse inférieur, si le Royaume-Uni continuait de participer à certains programmes européens et donc d'apporter une contribution, comme la Norvège.

Même en cas de "Hard Brexit", le déficit "pourrait encore être quelque peu atténué", par le biais des revenus de taxes douanières que verserait le Royaume-Uni à l'Europe, relève les auteurs, les chercheurs Jörg Haas et Eulalia Rubio.

"Nos estimations pour le déficit entraîné par le Brexit dans le budget de l'UE varient de 5 à 17 milliards d'euros par an", résument-ils, le montant de 10 mds correspondant selon eux au "cas le plus probable".

Malgré les incertitudes, "il est clair que le Brexit sera un choc pour le budget de l'UE" face auquel les 27 devront réagir "en augmentant les contributions nationales, en réduisant les dépenses ou par une combinaison des deux options".

"Nous nous attendons à un marchandage difficile étant donné que le Brexit renforcerait probablement les divisions existantes entre les contributeurs nets et les bénéficiaires nets du budget de l'UE", écrivent les chercheurs.

D'éventuelles coupes dans les dépenses concerneraient probablement "les deux rubriques budgétaires les plus importantes": la Politique agricole commune (PAC) et la politique de cohésion, qui vise à harmoniser le développement des différentes régions de l'UE, notent-ils.

"L'UE pourrait également se voir accorder un revenu supplémentaire au moyen d'une nouvelle ressource propre ou d'une refonte complète de ses sources de revenus", ajoutent-il, mentionnant des propositions en ce sens d'un groupe de réflexion européen présentées par l'ancien Premier ministre italien Mario Monti.

Mais selon l'attitude qu'adopteront les 27, "le Brexit peut constituer soit une opportunité, soit une menace pour le budget de l'UE", estime cette étude de l'Institut Jacques Delors, publiée lundi soir.Le montant du déficit évoqué par l'étude correspond à la contribution nette des Britanniques au budget de l'Union européenne (soit la différence entre ce qu'ils donnent et ce qu'ils reçoivent), "qui s'élève à environ 10 milliards d'euros en moyenne au cours des cinq dernières années".Le déficit pourrait être plus important si l'UE décidait de maintenir son niveau de dépenses, en affectant ailleurs les sommes versées actuellement pour des projets au Royaume-Uni.Il serait à l'inverse inférieur, si le Royaume-Uni continuait de participer à certains programmes européens et donc d'apporter une contribution, comme la Norvège.Même en cas de "Hard Brexit", le déficit "pourrait encore être quelque peu atténué", par le biais des revenus de taxes douanières que verserait le Royaume-Uni à l'Europe, relève les auteurs, les chercheurs Jörg Haas et Eulalia Rubio."Nos estimations pour le déficit entraîné par le Brexit dans le budget de l'UE varient de 5 à 17 milliards d'euros par an", résument-ils, le montant de 10 mds correspondant selon eux au "cas le plus probable".Malgré les incertitudes, "il est clair que le Brexit sera un choc pour le budget de l'UE" face auquel les 27 devront réagir "en augmentant les contributions nationales, en réduisant les dépenses ou par une combinaison des deux options"."Nous nous attendons à un marchandage difficile étant donné que le Brexit renforcerait probablement les divisions existantes entre les contributeurs nets et les bénéficiaires nets du budget de l'UE", écrivent les chercheurs.D'éventuelles coupes dans les dépenses concerneraient probablement "les deux rubriques budgétaires les plus importantes": la Politique agricole commune (PAC) et la politique de cohésion, qui vise à harmoniser le développement des différentes régions de l'UE, notent-ils."L'UE pourrait également se voir accorder un revenu supplémentaire au moyen d'une nouvelle ressource propre ou d'une refonte complète de ses sources de revenus", ajoutent-il, mentionnant des propositions en ce sens d'un groupe de réflexion européen présentées par l'ancien Premier ministre italien Mario Monti.