"Très objectivement, les signaux que nous avons entendus hier ne sont pas spécialement rassurants sur la capacité en Grande-Bretagne de pouvoir honorer l'engagement qui a été conclu", a souligné le chef du gouvernement fédéral.

"Nous allons dès lors veiller à préparer toutes les hypothèses, en ce compris celle d'un no-deal", a-t-il poursuivi. "Il y a une réelle chance" que ce scénario se réalise, a regretté M. Michel.

D'après lui, un Brexit sans accord aura des conséquences pour les douanes, les entreprises, l'économie et les citoyens.

Le point sera d'ailleurs placé à l'ordre du jour d'un comité de concertation la semaine prochaine. "Nous allons prendre des initiatives avec les entités fédérées et le ministre des Affaires étrangères pour nous y préparer", a-t-il affirmé.

La Première ministre britannique Theresa May a assuré jeudi soir aux 27 que l'accord du Brexit pourrait être voté par son parlement si elle obtenait des assurances que le Royaume-Uni ne sera pas arrimé indéfiniment au bloc européen.

Ses explications ne semblent toutefois pas avoir convaincu M. Michel, qui a estimé que "l'incertitude était gigantesque" quant à la possibilité que l'accord soit avalisé par la Chambre des Communes.

Selon une source européenne, l'ambiance jeudi soir lors de la discussion sur le Brexit était "très mauvaise". "Theresa May a été incapable de formuler ce qu'elle voulait" et a été régulièrement interrompue par la chancelière allemande Angela Merkel qui lui demandait ce qu'elle attendait exactement, a expliqué cette source.