Pour ceux qui ont vendu le Brexit comme un moyen de rendre au Royaume-Uni sa grandeur d'antan, c'est un premier signal fort. En janvier, les exportations britanniques ont chuté de 40,7% par rapport au mois de décembre. C'est le pire résultat depuis la création des statistiques mensuelles en 1997. Le montant du manque à gagner s'élève à 5...

Pour ceux qui ont vendu le Brexit comme un moyen de rendre au Royaume-Uni sa grandeur d'antan, c'est un premier signal fort. En janvier, les exportations britanniques ont chuté de 40,7% par rapport au mois de décembre. C'est le pire résultat depuis la création des statistiques mensuelles en 1997. Le montant du manque à gagner s'élève à 5,6 milliards de livres sterling. Un résultat qui, en outre, survient dans un contexte économique qui a vu le PIB britannique se contracter de 2,9% par rapport au même mois de décembre. Signalons que dans le même temps, les importations depuis l'UE ont, elles, baissé de 28,8%. Si on sort des statistiques mensuelles officielles et que l'on remonte deux années en arrière, que constate-t-on? Que les exportations vers l'Europe ont, en janvier 2021, chuté de 44,1% par rapport à janvier 2019 et 37,7% par rapport à 2020. La chute des importations est, elle, moins marquée: 15,6% par rapport à janvier 2020. Ces chiffres sont évidemment catastrophiques. Mais ils peuvent être un peu nuancés. Les exportations hors UE ont aussi baissé même si les proportions ne sont pas comparables (-7,8% par rapport à janvier 2020). Plus parlant est l'effet stockage observé en novembre et décembre où tant les importations que les exportations de et vers l'UE avaient connu des hausses exceptionnelles. Sans oublier l'inévitable période de transition et les retards observés aux frontières qui n'ont pas favorisé le commerce. Pour toutes ces raisons, les statistiques de ces prochains mois seront cruciales pour déterminer le véritable effet du Brexit sur les relations commerciales des entreprises britanniques.