Après un entretien avec le négociateur britannique David Frost vendredi, les équipes se remettront au travail dès lundi à Londres pour poursuivre les négociations, éventuellement "pour les deux, trois semaines qui restent devant nous", ajoute le Français.

De son côté, David Frost a exprimé via Twitter sa "déception" et sa "surprise", sans confirmer la poursuite des discussions.

Michel Barnier a réaffirmé les trois points principaux de blocage qui ne passent pas, pour l'UE: la question de la pêche, le "level playing field" - soit les conditions d'une concurrence équitable entre entreprises des deux côtés de la Manche - et les questions de gouvernance, dans l'éventualité de litiges sur la mise en oeuvre des accords.

Charles Michel a réitéré ce qui figure dans les conclusions des dirigeants des 27: selon l'UE, c'est à Londres de faire les "gestes nécessaires" pour qu'un accord soit possible dans le peu de temps qui reste.

Cela suppose entre autres de respecter les accords qui ont déjà été signés, comme l'accord de retrait et le protocole qu'il contient sur l'Irlande du Nord. "L'accord (de retrait) et les protocoles doivent être pleinement implémentés, point à la ligne", a tranché le Belge en conférence de presse.

Il fait ainsi référence au projet de loi récemment introduit par le gouvernement de Boris Johnson, qui de l'aveu même des Britanniques revient en partie sur certains éléments contenus dans l'accord au sujet des mécanismes douaniers en Irlande du Nord. Après un ultimatum sans réaction des Britanniques, la Commission a lancé en début de mois une procédure d'infraction visant Londres.

Les 27 ne semblent pas pour autant avoir mis de côté l'espoir de parvenir à un accord, qui règlerait les relations commerciales et autres entre Londres et le continent à partir du 1er janvier prochain, quand le Royaume-Uni aura quitté pour de bon le marché unique. Londres veut continuer d'avoir accès à cette manne de consommateurs, mais l'UE veut s'assurer que cela se fera sans "dumping" social ou environnemental, et sans distorsion de concurrence via des aides d'État, par exemple.

"Les États membres reconnaissent naturellement le droit des autorités britanniques de diverger sur l'environnemental et le social, mais c'est évident que cela aura une conséquence sur l'accès au marché unique", a résumé Charles Michel. "Nous allons rester jusqu'au bout respectueux de la souveraineté britannique", a assuré encore Michel Barnier.

Sur la pêche, "nous voulons bien faire un effort, mais qui soit raisonnable", ajoute le Français. L'UE veut absolument un accord "durable" et stable, qui assurerait aux pêcheurs européens un accès aux eaux britanniques, avec "une répartition des quotas qui soit juste". "Nous n'y sommes pas".

"Nous resterons disponibles jusqu'au dernier jour utile pour donner à la négociation toutes ses chances de réussir", a assuré Michel Barnier. Il laisse cependant entendre qu'on n'entrera dans un "tunnel" de discussions intensives au finish que si l'on voit "une perspective d'accord" sur tous les sujets qui fâchent.

David Frost n'a pas tardé à réagir jeudi soir, sur Twitter. Il s'est dit "surpris" par la suggestion que tous les futurs efforts devraient "venir du Royaume-Uni". "C'est une approche inhabituelle, dans des négociations". Le Premier ministre Boris Johnson exposera la réaction et la vision britannique de la suite des évènements vendredi, ajoute-t-il.

Après un entretien avec le négociateur britannique David Frost vendredi, les équipes se remettront au travail dès lundi à Londres pour poursuivre les négociations, éventuellement "pour les deux, trois semaines qui restent devant nous", ajoute le Français. De son côté, David Frost a exprimé via Twitter sa "déception" et sa "surprise", sans confirmer la poursuite des discussions. Michel Barnier a réaffirmé les trois points principaux de blocage qui ne passent pas, pour l'UE: la question de la pêche, le "level playing field" - soit les conditions d'une concurrence équitable entre entreprises des deux côtés de la Manche - et les questions de gouvernance, dans l'éventualité de litiges sur la mise en oeuvre des accords. Charles Michel a réitéré ce qui figure dans les conclusions des dirigeants des 27: selon l'UE, c'est à Londres de faire les "gestes nécessaires" pour qu'un accord soit possible dans le peu de temps qui reste. Cela suppose entre autres de respecter les accords qui ont déjà été signés, comme l'accord de retrait et le protocole qu'il contient sur l'Irlande du Nord. "L'accord (de retrait) et les protocoles doivent être pleinement implémentés, point à la ligne", a tranché le Belge en conférence de presse. Il fait ainsi référence au projet de loi récemment introduit par le gouvernement de Boris Johnson, qui de l'aveu même des Britanniques revient en partie sur certains éléments contenus dans l'accord au sujet des mécanismes douaniers en Irlande du Nord. Après un ultimatum sans réaction des Britanniques, la Commission a lancé en début de mois une procédure d'infraction visant Londres. Les 27 ne semblent pas pour autant avoir mis de côté l'espoir de parvenir à un accord, qui règlerait les relations commerciales et autres entre Londres et le continent à partir du 1er janvier prochain, quand le Royaume-Uni aura quitté pour de bon le marché unique. Londres veut continuer d'avoir accès à cette manne de consommateurs, mais l'UE veut s'assurer que cela se fera sans "dumping" social ou environnemental, et sans distorsion de concurrence via des aides d'État, par exemple. "Les États membres reconnaissent naturellement le droit des autorités britanniques de diverger sur l'environnemental et le social, mais c'est évident que cela aura une conséquence sur l'accès au marché unique", a résumé Charles Michel. "Nous allons rester jusqu'au bout respectueux de la souveraineté britannique", a assuré encore Michel Barnier. Sur la pêche, "nous voulons bien faire un effort, mais qui soit raisonnable", ajoute le Français. L'UE veut absolument un accord "durable" et stable, qui assurerait aux pêcheurs européens un accès aux eaux britanniques, avec "une répartition des quotas qui soit juste". "Nous n'y sommes pas". "Nous resterons disponibles jusqu'au dernier jour utile pour donner à la négociation toutes ses chances de réussir", a assuré Michel Barnier. Il laisse cependant entendre qu'on n'entrera dans un "tunnel" de discussions intensives au finish que si l'on voit "une perspective d'accord" sur tous les sujets qui fâchent. David Frost n'a pas tardé à réagir jeudi soir, sur Twitter. Il s'est dit "surpris" par la suggestion que tous les futurs efforts devraient "venir du Royaume-Uni". "C'est une approche inhabituelle, dans des négociations". Le Premier ministre Boris Johnson exposera la réaction et la vision britannique de la suite des évènements vendredi, ajoute-t-il.