La veille, d'intenses discussions de dernière minute à Bruxelles n'ont pas suffi à débloquer ces négociations entre Londres et Bruxelles, qui continuent de buter sur la question du sort de la frontière irlandaise après le Brexit, avant un sommet européen qui s'ouvrira mercredi à Bruxelles.

"C'est évidemment une période difficile. Il y aura toujours un moment comme celui-ci, mais n'oublions pas que d'énormes progrès ont été réalisés. Il y a une ou deux questions en suspens, mais je pense que nous pouvons y arriver", a affirmé lundi à Luxembourg le ministre britannique Jeremy Hunt.

Son homologue irlandais Simon Coveney n'a, lui, pas caché son amertume après l'échec des négociations du week-end. "C'est frustrant et décevant d'un point de vue irlandais, car l'Irlande est le pays qui est le plus exposé aux retombées de Brexit", a-t-il commenté.

"Pour nous, il s'agit de tenir les engagements qui ont déjà été pris. C'est ce que je n'arrête pas de dire, ce que le gouvernement irlandais n'arrête pas de dire - nous ne cherchons rien de nouveau ici, nous cherchons simplement à ce que les engagements pris (par le Royaume Uni) soient suivis d'effet", a-t-il expliqué.

"Rien ne va se passer avant le sommet. Nous n'aurons pas d'accord cette semaine, mais il ne faut pas dramatiser. Il reste encore du temps. Nous avons encore un mois. Il m'est difficile de croire que nous ne pourrons pas parvenir à un accord", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie espagnole Josep Borell.

"Il est rare que nous ne parvenions pas à un accord au dernier moment. Les accords en Europe n'arrivent jamais avant la fin", a-t-il rappelé.

'Conserver l'espoir'

"Nous sommes prêts à toute éventualité. Néanmoins, même si le temps presse maintenant, nous pensons qu'il est encore possible de parvenir à un accord entre la Commission et la Grande-Bretagne, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour y parvenir dans les prochains jours", a assuré le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

"Nous avons espéré trouver un accord la nuit dernière. Cela n'a pas été le cas, mais il n'y a pas de raison de paniquer. Il reste encore du temps", a renchéri le chef de la diplomatie slovaque Miroslav Lajcak.

"Tout le monde au Royaume-Uni devrait avoir l'assurance que le Premier ministre, Theresa May, ne signera jamais un accord qui n'est pas compatible avec la lettre et l'esprit du résultat du référendum. Mais nous croyons aussi fermement que nous pouvons trouver un accord sur cette base qui fonctionne pour l'Union européenne et nos partenaires", a estimé son homologue britannique Jeremy Hunt.

Les négociations ont une nouvelle fois achoppé durant le week-end sur la difficulté de garantir que le Brexit ne va pas provoquer le retour d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni.

"Les négociateurs ont essayé au cours des dernières réunions d'élaborer un dispositif, mais les Britanniques n'ont pas été en mesure de l'accepter", a expliqué l'un d'eux à l'AFP. "Il y a un blocage à ce stade, mais ce n'est pas définitif. Il appartient aux Britanniques de trancher", a-t-il averti.

Les négociations du Brexit ne seront pas discutées au cours de la réunion des ministres des affaires étrangères à Luxembourg "parce qu'il ne s'agit pas encore de relations extérieures", a souligné avec humour la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Une fois le divorce consommé, le Royaume-Uni deviendra un Etat tiers pour le reste de l'Union européenne.

La veille, d'intenses discussions de dernière minute à Bruxelles n'ont pas suffi à débloquer ces négociations entre Londres et Bruxelles, qui continuent de buter sur la question du sort de la frontière irlandaise après le Brexit, avant un sommet européen qui s'ouvrira mercredi à Bruxelles."C'est évidemment une période difficile. Il y aura toujours un moment comme celui-ci, mais n'oublions pas que d'énormes progrès ont été réalisés. Il y a une ou deux questions en suspens, mais je pense que nous pouvons y arriver", a affirmé lundi à Luxembourg le ministre britannique Jeremy Hunt.Son homologue irlandais Simon Coveney n'a, lui, pas caché son amertume après l'échec des négociations du week-end. "C'est frustrant et décevant d'un point de vue irlandais, car l'Irlande est le pays qui est le plus exposé aux retombées de Brexit", a-t-il commenté."Pour nous, il s'agit de tenir les engagements qui ont déjà été pris. C'est ce que je n'arrête pas de dire, ce que le gouvernement irlandais n'arrête pas de dire - nous ne cherchons rien de nouveau ici, nous cherchons simplement à ce que les engagements pris (par le Royaume Uni) soient suivis d'effet", a-t-il expliqué."Rien ne va se passer avant le sommet. Nous n'aurons pas d'accord cette semaine, mais il ne faut pas dramatiser. Il reste encore du temps. Nous avons encore un mois. Il m'est difficile de croire que nous ne pourrons pas parvenir à un accord", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie espagnole Josep Borell."Il est rare que nous ne parvenions pas à un accord au dernier moment. Les accords en Europe n'arrivent jamais avant la fin", a-t-il rappelé."Nous sommes prêts à toute éventualité. Néanmoins, même si le temps presse maintenant, nous pensons qu'il est encore possible de parvenir à un accord entre la Commission et la Grande-Bretagne, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour y parvenir dans les prochains jours", a assuré le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas."Nous avons espéré trouver un accord la nuit dernière. Cela n'a pas été le cas, mais il n'y a pas de raison de paniquer. Il reste encore du temps", a renchéri le chef de la diplomatie slovaque Miroslav Lajcak."Tout le monde au Royaume-Uni devrait avoir l'assurance que le Premier ministre, Theresa May, ne signera jamais un accord qui n'est pas compatible avec la lettre et l'esprit du résultat du référendum. Mais nous croyons aussi fermement que nous pouvons trouver un accord sur cette base qui fonctionne pour l'Union européenne et nos partenaires", a estimé son homologue britannique Jeremy Hunt.Les négociations ont une nouvelle fois achoppé durant le week-end sur la difficulté de garantir que le Brexit ne va pas provoquer le retour d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni."Les négociateurs ont essayé au cours des dernières réunions d'élaborer un dispositif, mais les Britanniques n'ont pas été en mesure de l'accepter", a expliqué l'un d'eux à l'AFP. "Il y a un blocage à ce stade, mais ce n'est pas définitif. Il appartient aux Britanniques de trancher", a-t-il averti.Les négociations du Brexit ne seront pas discutées au cours de la réunion des ministres des affaires étrangères à Luxembourg "parce qu'il ne s'agit pas encore de relations extérieures", a souligné avec humour la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Une fois le divorce consommé, le Royaume-Uni deviendra un Etat tiers pour le reste de l'Union européenne.