La rencontre à la Maison Blanche avec huit élus du Congrès sera soigneusement mise en scène pour afficher la volonté déclarée du nouveau président démocrate de chercher le consensus après les années Trump, qui ont profondément divisé les Etats-Unis.

Joe Biden n'a pour l'instant obtenu aucun soutien chez les républicains pour son projet d'infrastructures, qui pourrait, selon lui, créer des "millions d'emplois" tout en luttant contre le changement climatique.

Leur principale critique? Que ce plan aille bien plus loin que ce qu'ils définissent comme des "infrastructures".

En plus des investissements dans les routes, les ponts, les voies ferrées, les aéroports en mauvais état mais aussi dans le réseau internet à haut débit, il prévoit notamment d'importants investissements pour développer la flotte de véhicules électriques, les écoles, ainsi que pour aider le secteur des aides à domicile ou la recherche et le développement.

Joe Biden compte financer son plan par une hausse de l'impôt sur les sociétés de 21% à 28%. Un autre fort point de tiraillement avec les républicains.

Citant l'exemple du président Franklin Roosevelt et de son célèbre programme du "New Deal" --lancé dans les années 1930 pour relever une Amérique enfoncée dans la crise après le krach boursier de 1929-- Joe Biden veut transformer le pays au sortir de la pandémie de Covid-19.

"L'Amérique ne mène plus le monde"

"L'Amérique ne mène plus le monde parce que nous n'investissons pas", a-t-il déclaré la semaine dernière.

S'il se dit totalement ouvert à "des négociations de bonne foi", y compris sur l'ampleur de la hausse de l'impôt sur les sociétés, les républicains se souviennent amèrement des négociations avortées sur le gigantesque plan de soutien à l'économie américaine frappée par la pandémie, d'un montant de 1.900 milliards de dollars et adopté en mars.

Après quelques réunions et déclarations montrant leurs profondes divergences, la Maison Blanche et les démocrates du Congrès avaient décidé d'opter pour une voie exceptionnelle qui leur a permis d'adopter ce plan sans les républicains.

Ils pourraient de nouveau opter pour cette option pour le plan d'infrastructure. Mais le soutien de tous les démocrates au Sénat, indispensable pour son adoption, est encore loin d'être garanti.

La rencontre à la Maison Blanche avec huit élus du Congrès sera soigneusement mise en scène pour afficher la volonté déclarée du nouveau président démocrate de chercher le consensus après les années Trump, qui ont profondément divisé les Etats-Unis.Joe Biden n'a pour l'instant obtenu aucun soutien chez les républicains pour son projet d'infrastructures, qui pourrait, selon lui, créer des "millions d'emplois" tout en luttant contre le changement climatique. Leur principale critique? Que ce plan aille bien plus loin que ce qu'ils définissent comme des "infrastructures". En plus des investissements dans les routes, les ponts, les voies ferrées, les aéroports en mauvais état mais aussi dans le réseau internet à haut débit, il prévoit notamment d'importants investissements pour développer la flotte de véhicules électriques, les écoles, ainsi que pour aider le secteur des aides à domicile ou la recherche et le développement. Joe Biden compte financer son plan par une hausse de l'impôt sur les sociétés de 21% à 28%. Un autre fort point de tiraillement avec les républicains.Citant l'exemple du président Franklin Roosevelt et de son célèbre programme du "New Deal" --lancé dans les années 1930 pour relever une Amérique enfoncée dans la crise après le krach boursier de 1929-- Joe Biden veut transformer le pays au sortir de la pandémie de Covid-19. "L'Amérique ne mène plus le monde parce que nous n'investissons pas", a-t-il déclaré la semaine dernière.S'il se dit totalement ouvert à "des négociations de bonne foi", y compris sur l'ampleur de la hausse de l'impôt sur les sociétés, les républicains se souviennent amèrement des négociations avortées sur le gigantesque plan de soutien à l'économie américaine frappée par la pandémie, d'un montant de 1.900 milliards de dollars et adopté en mars.Après quelques réunions et déclarations montrant leurs profondes divergences, la Maison Blanche et les démocrates du Congrès avaient décidé d'opter pour une voie exceptionnelle qui leur a permis d'adopter ce plan sans les républicains. Ils pourraient de nouveau opter pour cette option pour le plan d'infrastructure. Mais le soutien de tous les démocrates au Sénat, indispensable pour son adoption, est encore loin d'être garanti.