"Nous sommes prêts à garantir la sécurité des navires qui quittent les ports ukrainiens (...) en coopération avec nos collègues turcs", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue turc Mevlut Cavusoglu. M. Lavrov est arrivé mardi soir à Ankara pour discuter de l'instauration de corridors sécurisés afin de faciliter les exportations de céréales en mer Noire.

A la demande des Nations unies, la Turquie a proposé son aide pour escorter ces convois depuis les ports ukrainiens, malgré la présence de mines dont certaines ont été détectées à proximité des côtes turques, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. Pour M. Cavusoglu, "le plan de l'Onu est raisonnable et réalisable. L'Ukraine et la Russie devraient l'accepter".

L'Ukraine, quatrième exportateur mondial de maïs, était en passe de devenir le troisième exportateur mondial de blé avant la guerre. Le conflit en cours depuis le 24 février fait flamber les prix et peser un grave risque de famine dans les pays qui en dépendent, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient. Juste avant la guerre, Kiev exportait chaque mois 12% du blé mondial, 15% du maïs et 50% de l'huile de tournesol.

Le ministre turc a également estimé que la levée des sanctions visant les exportations agricoles russes est "légitime". "Si nous devons ouvrir le marché international ukrainien, nous pensons que lever les obstacles aux exportations russes est légitime", a déclaré M. Cavusoglu. M. Cavusoglu a spécifiquement mentionné les exportations "de céréales et d'engrais" qui ne sont pas concernées par les sanctions occidentales à l'encontre de Moscou mais sont, de fait, empêchées par la suspension des échanges bancaires et financiers.

"En ce moment nous avons 20 à 25 tonnes bloquées. Cet automne on pourrait atteindre 70 à 75 millions de tonnes", a alerté lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Selon le ministre turc de l'Agriculture Vahit Kirisci, "l'Ukraine protège actuellement ses ports de commerce avec des mines" et redoute d'être "attaquée par la Russie" si elles sont retirées.

Le blocage des ports pourrait tuer des "millions" de personnes

Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio a mis en garde mercredi contre le blocage russe des ports ukrainiens qui empêche les exportations de blé et pourrait entraîner la mort de "millions" de personnes. "Les prochaines semaines seront cruciales pour débloquer la situation. Nous attendons de la Russie des signaux clairs et concrets car bloquer les exportations de blé signifie tenir en otage et condamner à mort des millions d'enfants, de femmes et d'hommes", a déclaré M. Di Maio.

Le chef de la diplomatie italienne s'exprimait à l'issue d'une conférence ministérielle sur la sécurité alimentaire dans les pays méditerranéens avec la participation, entre autres, de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Allemagne, présidente en exercice du G7.

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, a pour sa part déclaré que la hausse des prix du carburant et d'autres produits de base exacerbait la crise dans son pays. "La guerre en Ukraine doit cesser à tout prix", a-t-il déclaré, ajoutant que si cela n'était pas possible, "les parties concernées (...) doivent faire l'objet de pressions pour permettre l'exportation sûre de céréales et d'autres produits de base sans aucun délai".

"Le monde ne peut pas continuer à être à la merci de crises militaires en Europe ou dans d'autres régions du monde", a conclu le chef de la diplomatie libanaise.

"Nous sommes prêts à garantir la sécurité des navires qui quittent les ports ukrainiens (...) en coopération avec nos collègues turcs", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue turc Mevlut Cavusoglu. M. Lavrov est arrivé mardi soir à Ankara pour discuter de l'instauration de corridors sécurisés afin de faciliter les exportations de céréales en mer Noire.A la demande des Nations unies, la Turquie a proposé son aide pour escorter ces convois depuis les ports ukrainiens, malgré la présence de mines dont certaines ont été détectées à proximité des côtes turques, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. Pour M. Cavusoglu, "le plan de l'Onu est raisonnable et réalisable. L'Ukraine et la Russie devraient l'accepter". L'Ukraine, quatrième exportateur mondial de maïs, était en passe de devenir le troisième exportateur mondial de blé avant la guerre. Le conflit en cours depuis le 24 février fait flamber les prix et peser un grave risque de famine dans les pays qui en dépendent, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient. Juste avant la guerre, Kiev exportait chaque mois 12% du blé mondial, 15% du maïs et 50% de l'huile de tournesol. Le ministre turc a également estimé que la levée des sanctions visant les exportations agricoles russes est "légitime". "Si nous devons ouvrir le marché international ukrainien, nous pensons que lever les obstacles aux exportations russes est légitime", a déclaré M. Cavusoglu. M. Cavusoglu a spécifiquement mentionné les exportations "de céréales et d'engrais" qui ne sont pas concernées par les sanctions occidentales à l'encontre de Moscou mais sont, de fait, empêchées par la suspension des échanges bancaires et financiers."En ce moment nous avons 20 à 25 tonnes bloquées. Cet automne on pourrait atteindre 70 à 75 millions de tonnes", a alerté lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Selon le ministre turc de l'Agriculture Vahit Kirisci, "l'Ukraine protège actuellement ses ports de commerce avec des mines" et redoute d'être "attaquée par la Russie" si elles sont retirées.