Aux Etats-Unis, la reprise économique a été poussive à l'automne en raison de la résurgence de la pandémie de Covid-19. Mais avec une campagne de vaccination rapide, le nombre d'infections a largement reculé ces dernières semaines, permettant la réouverture de nombreux commerces.

Dans les mois qui viennent, l'activité va aussi être largement dopée par le plan de 1.900 milliards de dollars, adopté au Congrès et signé la semaine dernière par le président Joe Biden.

Aussi la puissante Réserve fédérale (Fed) table-t-elle désormais sur une croissance de 6,5% du Produit intérieur brut cette année avant 3,3% en 2022.

En décembre, elle tablait sur une hausse du PIB de 4,2% en 2021 et de 3,2% en 2022 mais c'était avant l'accélération de la vaccination ainsi que de l'adoption des plans de relance.

Plus d'un Américain sur dix est désormais vacciné contre le Covid-19, les chèques de 1.400 dollars ont commencé à être envoyés ce week-end aux Américains, et le printemps est presque là.

Bars et restaurants s'apprêtent à retrouver leurs habitués, les avions devraient se remplir de nouveau. Quant aux usines, elles ont mis les bouchées doubles ces derniers mois pour se préparer à répondre à une demande accrue des clients avides de consommer après une année de privations.

S'agissant de l'emploi, la Fed estime que le taux de chômage va reculer à 4,5% cette année (contre 5% estimé précédemment) avant de baisser à 3,9% l'an prochain.

"Les indicateurs mesurant l'activité économique et l'emploi ont rebondi récemment, bien que les secteurs ayant été les plus touchés par la pandémie demeurent faibles", note la Fed dans un communiqué.

Aussi longtemps que nécessaire

La Reserve fédérale répète comme en décembre qu'elle reste "engagée à utiliser toute la palette d'outils à sa disposition pour soutenir l'économie en ces temps difficiles" et "aussi longtemps que nécessaire", a indiqué Jerome Powell, le président de la Banque centrale.

Le communiqué de la Fed martèle aussi que "le rythme de l'économie dépendra fortement de l'évolution du virus, incluant les progrès en matière de vaccination".

Enfin, la banque centrale souligne qu'elle maintiendra les taux proches de zéro tant que le plein emploi ne sera pas atteint sur le long terme.

Dans ses prévisions publiées mercredi, elle estime toutefois qu'il faudra attendre 2023 pour retrouver un taux de chômage de 3,5%, celui enregistré en février 2020, juste avant la propagation de la pandémie aux Etats-Unis.

C'était alors le taux le plus bas en 50 ans.

La Banque centrale a par ailleurs révisé en hausse mercredi ses prévisions d'inflation pour les années à venir, et table désormais sur une accélération à 2,4% en 2021, avant une stabilisation autour de 2% dans les années suivantes.

Les perspectives économiques sont pour la Fed "un délicat exercice d'équilibriste", avait commenté William De Vijlder, chef économiste du Groupe BNP Paribas.

Pour l'heure, la Banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux d'intérêt, entre 0 et 0,25%, et n'a pas réduit ses achats d'actifs.

Avec des spéculations sur un retour de l'inflation dans les prochains mois, les marchés avaient misé sur une possible hausse des taux d'intérêt pour éviter cet emballement des prix.

Mais Jerome Powell avait clairement signifié, bien avant la réunion de mardi et mercredi, que c'était prématuré.

Relever les taux d'intérêt trop rapidement ralentirait la reprise et donc le retour au plein emploi sur la durée, l'une des missions de la Banque centrale américaine.

A Wall Street, la Bourse de New York qui avait commencé la journée nerveuse et sans direction, est repassée dans le vert après le communiqué de la Fed et les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans ont fait un peu marche arrière à 1,64% au lieu de 1,67% plus tôt en séance.

Aux Etats-Unis, la reprise économique a été poussive à l'automne en raison de la résurgence de la pandémie de Covid-19. Mais avec une campagne de vaccination rapide, le nombre d'infections a largement reculé ces dernières semaines, permettant la réouverture de nombreux commerces.Dans les mois qui viennent, l'activité va aussi être largement dopée par le plan de 1.900 milliards de dollars, adopté au Congrès et signé la semaine dernière par le président Joe Biden.Aussi la puissante Réserve fédérale (Fed) table-t-elle désormais sur une croissance de 6,5% du Produit intérieur brut cette année avant 3,3% en 2022. En décembre, elle tablait sur une hausse du PIB de 4,2% en 2021 et de 3,2% en 2022 mais c'était avant l'accélération de la vaccination ainsi que de l'adoption des plans de relance.Plus d'un Américain sur dix est désormais vacciné contre le Covid-19, les chèques de 1.400 dollars ont commencé à être envoyés ce week-end aux Américains, et le printemps est presque là.Bars et restaurants s'apprêtent à retrouver leurs habitués, les avions devraient se remplir de nouveau. Quant aux usines, elles ont mis les bouchées doubles ces derniers mois pour se préparer à répondre à une demande accrue des clients avides de consommer après une année de privations.S'agissant de l'emploi, la Fed estime que le taux de chômage va reculer à 4,5% cette année (contre 5% estimé précédemment) avant de baisser à 3,9% l'an prochain. "Les indicateurs mesurant l'activité économique et l'emploi ont rebondi récemment, bien que les secteurs ayant été les plus touchés par la pandémie demeurent faibles", note la Fed dans un communiqué.Aussi longtemps que nécessaireLa Reserve fédérale répète comme en décembre qu'elle reste "engagée à utiliser toute la palette d'outils à sa disposition pour soutenir l'économie en ces temps difficiles" et "aussi longtemps que nécessaire", a indiqué Jerome Powell, le président de la Banque centrale.Le communiqué de la Fed martèle aussi que "le rythme de l'économie dépendra fortement de l'évolution du virus, incluant les progrès en matière de vaccination".Enfin, la banque centrale souligne qu'elle maintiendra les taux proches de zéro tant que le plein emploi ne sera pas atteint sur le long terme.Dans ses prévisions publiées mercredi, elle estime toutefois qu'il faudra attendre 2023 pour retrouver un taux de chômage de 3,5%, celui enregistré en février 2020, juste avant la propagation de la pandémie aux Etats-Unis.C'était alors le taux le plus bas en 50 ans.La Banque centrale a par ailleurs révisé en hausse mercredi ses prévisions d'inflation pour les années à venir, et table désormais sur une accélération à 2,4% en 2021, avant une stabilisation autour de 2% dans les années suivantes.Les perspectives économiques sont pour la Fed "un délicat exercice d'équilibriste", avait commenté William De Vijlder, chef économiste du Groupe BNP Paribas.Pour l'heure, la Banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux d'intérêt, entre 0 et 0,25%, et n'a pas réduit ses achats d'actifs.Avec des spéculations sur un retour de l'inflation dans les prochains mois, les marchés avaient misé sur une possible hausse des taux d'intérêt pour éviter cet emballement des prix.Mais Jerome Powell avait clairement signifié, bien avant la réunion de mardi et mercredi, que c'était prématuré. Relever les taux d'intérêt trop rapidement ralentirait la reprise et donc le retour au plein emploi sur la durée, l'une des missions de la Banque centrale américaine.A Wall Street, la Bourse de New York qui avait commencé la journée nerveuse et sans direction, est repassée dans le vert après le communiqué de la Fed et les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans ont fait un peu marche arrière à 1,64% au lieu de 1,67% plus tôt en séance.