Quelques nuances ont été apportées par le conseil européen pour rendre obligatoire la vente d'autos et des utilitaires légers zéro émission à partir de 2035. Au terme d'une longue discussion, qui a avancé dans la nuit, ce mardi 28 juin, à Luxembourg, les ministres européens de l'Environnement se sont accordés pour organiser une étape, 2026. La Belgique était représentée par trois ministres, Philippe Henry, Céline Tellier, Zakia Khattabi, les deux premiers pour l'exécutif wallon, la dernière comme ministre fédérale du Climat.

"En 2026, la Commission évaluera les progrès réalisés vers l'atteinte des objectifs de réduction des émissions de 100% et le besoin de réexaminer ces objectifs en tenant compte des développements technologiques, y compris au regard des technologies hybrides rechargeables et de l'importance d'une transition économique viable et socialement équitable envers le zéro émission" indique le communiqué final. Le Conseil était présidé par la ministre française de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

Les hybrides encore dans la course

Le Conseil semble ainsi avoir accepté une demande de l'association européenne des constructeurs de voitures, l'ACEA, qui avait demandé cette clause de revoyure. C'est aussi une manière de répondre aux pays, comme l'Italie ou la Roumanie, qui avaient demandé le report à 2040 de l'objectif zéro émission.

La phrase indique que les modèles hybrides pourraient être pris en considération, à condition d'aller vers une émission zéro CO2. Ce n'est pas le cas actuellement. Sans doute est-ce la réponse à la demande de la ministre allemande de l'Environnement, Steffi Lemke, de prendre en considération les carburants de synthèse zéro CO2, ou e-carburant, en développement. Cette demande était poussée par l'ACEA et l'industrie pétrolière. Ces carburants pourraient être produits au départ de CO2 capté.

En 2026, la Commission étudiera la viabilité économique et sociale de la transition

Le Conseil accepte l'hypothèse de "réexaminer" les objectifs, y compris en regard d'une "transition économique viable", ce qui est loin d'être le cas actuellement. Les particuliers n'achètent guère d'autos électriques, car elles sont nettement plus chères (au moins 10.000 euros de supplément).

La tendance actuelle est même d'augmenter très fortement les tarifs, en conséquence des pénuries et des hausses de coûts des matières premières. En 2026, la Commission devra vérifier si la tendance s'inversera, que les prix reculeront avec les effets d'économie d'échelle. Certains constructeurs, comme Stellantis, estiment qu'imposer la voiture zéro émission pourrait revenir à exclure une partie de la population de l'accès à la voiture.

Le conseil a par ailleurs adopté les étapes intermédiaires avant 2035 sur les obligations pour les émissions de CO2 des véhicules neufs. "Le Conseil est convenu de relever les objectifs en matière de réduction des émissions de CO2 pour les voitures neuves et les camionnettes neuves d'ici à 2030, à 55 % pour les voitures et à 50 % pour les camionnettes" indique le communiqué.

La fin des primes en 2030

Le Conseil a aussi convenu de supprimer à terme les aides à l'achat de véhicules zéro émission. "Le Conseil est convenu de mettre fin au mécanisme d'incitation réglementaire pour les véhicules à émission nulle et à faibles émissions à partir de 2030.". La Belgique est modérément concernée, car aucune prime n'est accordée pour l'achat d'une auto électrique, contrairement aux pays voisins.

Les décisions finales seront prises au terme d'une négociation entre la Commission européenne, le Conseil et le Parlement européen, qui devraient arriver à une conclusion à l'automne.

Quelques nuances ont été apportées par le conseil européen pour rendre obligatoire la vente d'autos et des utilitaires légers zéro émission à partir de 2035. Au terme d'une longue discussion, qui a avancé dans la nuit, ce mardi 28 juin, à Luxembourg, les ministres européens de l'Environnement se sont accordés pour organiser une étape, 2026. La Belgique était représentée par trois ministres, Philippe Henry, Céline Tellier, Zakia Khattabi, les deux premiers pour l'exécutif wallon, la dernière comme ministre fédérale du Climat."En 2026, la Commission évaluera les progrès réalisés vers l'atteinte des objectifs de réduction des émissions de 100% et le besoin de réexaminer ces objectifs en tenant compte des développements technologiques, y compris au regard des technologies hybrides rechargeables et de l'importance d'une transition économique viable et socialement équitable envers le zéro émission" indique le communiqué final. Le Conseil était présidé par la ministre française de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.Les hybrides encore dans la courseLe Conseil semble ainsi avoir accepté une demande de l'association européenne des constructeurs de voitures, l'ACEA, qui avait demandé cette clause de revoyure. C'est aussi une manière de répondre aux pays, comme l'Italie ou la Roumanie, qui avaient demandé le report à 2040 de l'objectif zéro émission.La phrase indique que les modèles hybrides pourraient être pris en considération, à condition d'aller vers une émission zéro CO2. Ce n'est pas le cas actuellement. Sans doute est-ce la réponse à la demande de la ministre allemande de l'Environnement, Steffi Lemke, de prendre en considération les carburants de synthèse zéro CO2, ou e-carburant, en développement. Cette demande était poussée par l'ACEA et l'industrie pétrolière. Ces carburants pourraient être produits au départ de CO2 capté. En 2026, la Commission étudiera la viabilité économique et sociale de la transitionLe Conseil accepte l'hypothèse de "réexaminer" les objectifs, y compris en regard d'une "transition économique viable", ce qui est loin d'être le cas actuellement. Les particuliers n'achètent guère d'autos électriques, car elles sont nettement plus chères (au moins 10.000 euros de supplément). La tendance actuelle est même d'augmenter très fortement les tarifs, en conséquence des pénuries et des hausses de coûts des matières premières. En 2026, la Commission devra vérifier si la tendance s'inversera, que les prix reculeront avec les effets d'économie d'échelle. Certains constructeurs, comme Stellantis, estiment qu'imposer la voiture zéro émission pourrait revenir à exclure une partie de la population de l'accès à la voiture.Le conseil a par ailleurs adopté les étapes intermédiaires avant 2035 sur les obligations pour les émissions de CO2 des véhicules neufs. "Le Conseil est convenu de relever les objectifs en matière de réduction des émissions de CO2 pour les voitures neuves et les camionnettes neuves d'ici à 2030, à 55 % pour les voitures et à 50 % pour les camionnettes" indique le communiqué.Le Conseil a aussi convenu de supprimer à terme les aides à l'achat de véhicules zéro émission. "Le Conseil est convenu de mettre fin au mécanisme d'incitation réglementaire pour les véhicules à émission nulle et à faibles émissions à partir de 2030.". La Belgique est modérément concernée, car aucune prime n'est accordée pour l'achat d'une auto électrique, contrairement aux pays voisins.Les décisions finales seront prises au terme d'une négociation entre la Commission européenne, le Conseil et le Parlement européen, qui devraient arriver à une conclusion à l'automne.