Mais si les économistes ne sont pas trop optimistes, c'est parce que l'épidémie de coronavirus a un double effet sur nos économies.

D'abord, il y a un choc de l'offre comme disent les économistes. En français, ça signifie que nos chaines de production et d'approvisionnement sont souvent basées en Chine, comme cette chaine est grippée, les entreprises se retrouvent sans produit à vendre et comme elles pratiquent souvent la technique du "zéro stock" pour optimiser leur trésorerie, ces entreprises n'ont plus beaucoup de marge de manoeuvre.

Et puis, à côté du choc de l'offre, il y a aussi le choc de la demande, là aussi, derrière ce jargon d'économiste, cela signifie simplement que la demande - c'est-à-dire vous et moi - sortons moins, dépensons moins en restaurants, voyageons moins, etc. Bref, le choc de la demande, c'est d'abord un choc de la confiance des ménages, surtout si une partie de plus en plus large des ménages est confinée ou le sera bientôt. Ce sont ces deux chocs de l'offre et de la demande qui font peur aux investisseurs et qui expliquent la déculottée boursière de ces derniers jours.

Depuis peu, certains économistes ont aussi peur d'un troisième choc, un choc du financement, autrement dit que les banques ne prennent peur et ne bloquent l'économie en réduisant ou en arrêtant le financement des PME.

Tous les gouvernements le savent aujourd'hui, le principal enjeu en ce moment, c'est d'éviter que ces 3 mécanismes ne s'alimentent les uns les autres. La bonne nouvelle, c'est que nos autorités politiques, bancaires et monétaires ont retenu la leçon de la crise de 2008, et font justement tout pour éviter un remake de ce mauvais scénario de la crise des subprimes. En fait, ce que font tous les gouvernements, c'est de tenter de faire baisser le point mort des entreprises, en clair, de diminuer leur seuil de rentabilité pour qu'elles puissent tenir le coup. C'est possible par exemple en permettant d'étaler le paiement des impôts ou des cotisations sociales.

Les politiques et les économistes tablent sur une reprise en forme de U : la première barre du U montre la descente aux enfers, ensuite après un certain temps, la barre horizontale du U, on souffre en silence, et puis on remonte la pente rapidement, c'est la deuxième barre verticale du U. Le seul souci, c'est que personne ne connait la durée de la partie plate de ce U...

Aux dernières nouvelles, du moins pour la Belgique et sauf scénario catastrophique, la sortie de la crise sanitaire pourrait se faire d'ici 6 semaines. Bon, il ne s'agit là que d'un scénario que l'actualité doit encore valider. Mais une chose est déjà sûre, nous sortirons guéris à un moment donné de cette crise sanitaire et économique mais dans un état d'extrême fragilité financière. Là, l'Europe aura un rôle à jouer pour relancer nos économies ! Mais bon chaque chose en son temps.

Mais si les économistes ne sont pas trop optimistes, c'est parce que l'épidémie de coronavirus a un double effet sur nos économies. D'abord, il y a un choc de l'offre comme disent les économistes. En français, ça signifie que nos chaines de production et d'approvisionnement sont souvent basées en Chine, comme cette chaine est grippée, les entreprises se retrouvent sans produit à vendre et comme elles pratiquent souvent la technique du "zéro stock" pour optimiser leur trésorerie, ces entreprises n'ont plus beaucoup de marge de manoeuvre.Et puis, à côté du choc de l'offre, il y a aussi le choc de la demande, là aussi, derrière ce jargon d'économiste, cela signifie simplement que la demande - c'est-à-dire vous et moi - sortons moins, dépensons moins en restaurants, voyageons moins, etc. Bref, le choc de la demande, c'est d'abord un choc de la confiance des ménages, surtout si une partie de plus en plus large des ménages est confinée ou le sera bientôt. Ce sont ces deux chocs de l'offre et de la demande qui font peur aux investisseurs et qui expliquent la déculottée boursière de ces derniers jours.Depuis peu, certains économistes ont aussi peur d'un troisième choc, un choc du financement, autrement dit que les banques ne prennent peur et ne bloquent l'économie en réduisant ou en arrêtant le financement des PME. Tous les gouvernements le savent aujourd'hui, le principal enjeu en ce moment, c'est d'éviter que ces 3 mécanismes ne s'alimentent les uns les autres. La bonne nouvelle, c'est que nos autorités politiques, bancaires et monétaires ont retenu la leçon de la crise de 2008, et font justement tout pour éviter un remake de ce mauvais scénario de la crise des subprimes. En fait, ce que font tous les gouvernements, c'est de tenter de faire baisser le point mort des entreprises, en clair, de diminuer leur seuil de rentabilité pour qu'elles puissent tenir le coup. C'est possible par exemple en permettant d'étaler le paiement des impôts ou des cotisations sociales. Les politiques et les économistes tablent sur une reprise en forme de U : la première barre du U montre la descente aux enfers, ensuite après un certain temps, la barre horizontale du U, on souffre en silence, et puis on remonte la pente rapidement, c'est la deuxième barre verticale du U. Le seul souci, c'est que personne ne connait la durée de la partie plate de ce U... Aux dernières nouvelles, du moins pour la Belgique et sauf scénario catastrophique, la sortie de la crise sanitaire pourrait se faire d'ici 6 semaines. Bon, il ne s'agit là que d'un scénario que l'actualité doit encore valider. Mais une chose est déjà sûre, nous sortirons guéris à un moment donné de cette crise sanitaire et économique mais dans un état d'extrême fragilité financière. Là, l'Europe aura un rôle à jouer pour relancer nos économies ! Mais bon chaque chose en son temps.