"La Chine a également un long passé de violation, de mépris et de contournement des règles de l'OMC pour atteindre ses objectifs de politique industrielle", dénoncent les services de Katherine Tai, la représentante américaine au Commerce (USTR), dans leur rapport annuel destiné au Congrès américain.

L'OMC, basée à Genève (Suisse), s'efforce de faire appliquer des règles régissant le commerce entre les pays, promouvant notamment une concurrence loyale et l'ouverture du commerce. Mme Tai souligne que lors de son adhésion, Pékin avait déclaré qu'il embrasserait ces principes. Mais, "il est clair qu'en poursuivant cette approche (étatique), les politiques et pratiques de la Chine remettent en cause les règles de l'OMC et causent de graves dommages aux travailleurs et aux entreprises du monde entier, en particulier dans les industries ciblées par les plans industriels de la Chine", a réagi l'ambassadrice.

Les Etats-Unis dénoncent depuis longtemps les pratiques jugées "déloyales" de la Chine, qui subventionne massivement ses entreprises publiques pour en faire des champions. Pékin est aussi accusée de vol de propriété intellectuelle et de transfert forcé de savoir-faire et de technologies d'entreprises étrangères en échange d'un accès au marché chinois. C'est pour dénoncer ces pratiques que Donald Trump avait lancé les Etats-Unis dans une guerre commerciale contre le géant asiatique en 2018, imposant des droits de douane punitifs.

USTR relève mercredi que les Etats-Unis ont aussi mené au fil du temps des discussions bilatérales pour pousser la Chine à se conformer aux normes. Cependant, le rapport de 72 pages fait état de progrès "isolés" et regrette que les engagements de la Chine à modifier en profondeur ses politiques et pratiques soient restés lettre morte. De plus, les engagements pris en janvier 2020 lors de la signature de la phase 1 du traité bilatéral conclu avec l'ancien président Donald Trump n'ont pas été respectés non plus. "La Chine n'a pas encore mis en oeuvre certains des engagements les plus importants qu'elle a pris dans l'accord de phase 1, tels que les engagements dans le domaine de la biotechnologie agricole", détaille ainsi le rapport.

- Multi-facettes -

Elle est aussi loin d'avoir respecté ses engagements d'achats de biens et services américains en 2020 et 2021. L'administration Biden dresse aussi un bilan sévère de cet accord, estimant que "bon nombre des engagements de l'accord de 2020 reflétaient les changements que la Chine avait déjà planifiés ou poursuivait pour son propre bénéfice". De plus, "la réalité est que cet accord n'a pas répondu de manière significative aux préoccupations plus fondamentales des États-Unis concernant les politiques et pratiques non marchandes menées par l'État chinois et leur impact néfaste sur l'économie américaine et les travailleurs et entreprises américains", poursuit-elle.

Parmi les secteurs affectés par les pratiques jugées déloyales de la Chine, Washington cite l'acier, l'aluminium, l'énergie solaire et la pêche, au détriment des Etats-Unis et d'autres pays. USTR souligne que les Etats-Unis poursuivent désormais "une approche stratégique à multiples facettes" en abandonnant ni le dialogue, ni les mesures de rétorsion possible. Car la Chine est un partenaire commercial de taille. "Et tous les moyens d'obtenir un changement réel de son régime économique et commercial doivent être utilisés". Elle estime enfin que si la Chine mettait "pleinement" en oeuvre l'accord de 2020, cela jetterait des bases plus solides pour s'attaquer aux problématiques restées en suspens.

"La Chine a également un long passé de violation, de mépris et de contournement des règles de l'OMC pour atteindre ses objectifs de politique industrielle", dénoncent les services de Katherine Tai, la représentante américaine au Commerce (USTR), dans leur rapport annuel destiné au Congrès américain. L'OMC, basée à Genève (Suisse), s'efforce de faire appliquer des règles régissant le commerce entre les pays, promouvant notamment une concurrence loyale et l'ouverture du commerce. Mme Tai souligne que lors de son adhésion, Pékin avait déclaré qu'il embrasserait ces principes. Mais, "il est clair qu'en poursuivant cette approche (étatique), les politiques et pratiques de la Chine remettent en cause les règles de l'OMC et causent de graves dommages aux travailleurs et aux entreprises du monde entier, en particulier dans les industries ciblées par les plans industriels de la Chine", a réagi l'ambassadrice.Les Etats-Unis dénoncent depuis longtemps les pratiques jugées "déloyales" de la Chine, qui subventionne massivement ses entreprises publiques pour en faire des champions. Pékin est aussi accusée de vol de propriété intellectuelle et de transfert forcé de savoir-faire et de technologies d'entreprises étrangères en échange d'un accès au marché chinois. C'est pour dénoncer ces pratiques que Donald Trump avait lancé les Etats-Unis dans une guerre commerciale contre le géant asiatique en 2018, imposant des droits de douane punitifs.USTR relève mercredi que les Etats-Unis ont aussi mené au fil du temps des discussions bilatérales pour pousser la Chine à se conformer aux normes. Cependant, le rapport de 72 pages fait état de progrès "isolés" et regrette que les engagements de la Chine à modifier en profondeur ses politiques et pratiques soient restés lettre morte. De plus, les engagements pris en janvier 2020 lors de la signature de la phase 1 du traité bilatéral conclu avec l'ancien président Donald Trump n'ont pas été respectés non plus. "La Chine n'a pas encore mis en oeuvre certains des engagements les plus importants qu'elle a pris dans l'accord de phase 1, tels que les engagements dans le domaine de la biotechnologie agricole", détaille ainsi le rapport.- Multi-facettes -Elle est aussi loin d'avoir respecté ses engagements d'achats de biens et services américains en 2020 et 2021. L'administration Biden dresse aussi un bilan sévère de cet accord, estimant que "bon nombre des engagements de l'accord de 2020 reflétaient les changements que la Chine avait déjà planifiés ou poursuivait pour son propre bénéfice". De plus, "la réalité est que cet accord n'a pas répondu de manière significative aux préoccupations plus fondamentales des États-Unis concernant les politiques et pratiques non marchandes menées par l'État chinois et leur impact néfaste sur l'économie américaine et les travailleurs et entreprises américains", poursuit-elle.Parmi les secteurs affectés par les pratiques jugées déloyales de la Chine, Washington cite l'acier, l'aluminium, l'énergie solaire et la pêche, au détriment des Etats-Unis et d'autres pays. USTR souligne que les Etats-Unis poursuivent désormais "une approche stratégique à multiples facettes" en abandonnant ni le dialogue, ni les mesures de rétorsion possible. Car la Chine est un partenaire commercial de taille. "Et tous les moyens d'obtenir un changement réel de son régime économique et commercial doivent être utilisés". Elle estime enfin que si la Chine mettait "pleinement" en oeuvre l'accord de 2020, cela jetterait des bases plus solides pour s'attaquer aux problématiques restées en suspens.