Ces aides financières ne sont pas des cadeaux. Assimilées à des revenus de remplacement, elles seront soumises à l'impôt (déclaration 2021), et risquent bien de faire l'objet d'une lourde correction dans la mesure où la retenue effectuée à la source n'a pas été assez importante.
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Ces aides financières ne sont pas des cadeaux. Assimilées à des revenus de remplacement, elles seront soumises à l'impôt (déclaration 2021), et risquent bien de faire l'objet d'une lourde correction dans la mesure où la retenue effectuée à la source n'a pas été assez importante. Premier exemple: les allocations de chômage temporaire. Il s'agit de sommes brutes qui doivent encore être taxées selon vos revenus, avec des taux d'imposition pouvant aller, comme on le sait, jusqu'à 50%. Or, le précompte professionnel a été ramené à 15% en mai 2020 et risque donc de s'avérer insuffisant. Autre exemple: les indépendants qui ont perçu des indemnités dans le cadre du droit passerelle. Ils bénéficient en principe d'un taux de taxation préférentiel à 16,5%. Mais à plusieurs conditions. Les indemnités ne peuvent pas dépasser le bénéfice des quatre dernières années. Et le droit passerelle doit avoir été accordé en temps de crise, c'est-à-dire suite à une interruption forcée de l'activité. S'il a été versé pour redémarrer l'activité, il pourra être imposé davantage. Et tout cela, sans compter les lois sociales. Bref, un conseil: renseignez-vous auprès d'un comptable. Car chaque cas est particulier. Celui qui a dû fermer boutique pendant quelques semaines devra sans doute payer un peu plus alors que la facture devrait être moins surprenante pour les restaurateurs qui sont restés fermés pendant quasiment toute l'année.