Le déficit pour les finances publiques belges en 2020 est estimé actuellement à 47,5 milliards d'euros, soit quelque 11% du PIB. Le coût des mesures de soutien avoisinerait les 15 milliards d'euros, "sans même compter les reports de taxes et les garanties d'État", souligne le Bureau du Plan, qui avance que près de 60% de la perte de revenu national cette année a été absorbée par les pouvoirs publics.

Dans un scénario où la reprise économique n'est ni immédiate à court terme, ni intégrale à moyen terme, il subsisterait à l'horizon 2025 un déficit public de l'ordre de 26 milliards d'euros, ce qui représente environ 10% des budgets de l'ensemble des administrations, s'inquiète l'organisme de référence.

Le déficit primaire (hors charges d'intérêts) reste lui à un niveau record de 3 à 3,5% du PIB. Cette situation est "particulièrement préoccupante" pour le pouvoir fédéral et la sécurité sociale, déjà fortement endettés avant la crise sanitaire et davantage exposés en raison de leur structure de recettes et dépenses, insiste le Bureau du Plan.

108.000 pertes d'emplois

L'impact du déficit y serait trois à quatre fois plus important que dans les régions. La prévision de recul de l'économie en 2020 est toujours du même ordre, à -10,5%. Après le plongeon de l'activité au premier semestre, un début de mouvement de rattrapage est attendu au second. La croissance économique se normaliserait ensuite progressivement d'ici la mi-2022, avec des rebonds du PIB de respectivement 8,2% et 3,3% lors des deux prochaines années, pour ensuite retrouver une croissance de l'ordre de 1,3% par an en moyenne sur la période 2023-2025.

Les ménages moins touchés

Le niveau de l'activité économique du secteur privé resterait cependant inférieur, à l'horizon 2025, à ce qu'il aurait été sans la pandémie, relève le Bureau du Plan. En 2020, l'incertitude pèse sur les investissements des entreprises, qui chuteront de 21,1% avant de reprendre 18,9% l'an prochain et 7,2% en 2022. Ils ne retrouveront cependant pas leur niveau de 2019 avant 2024.

La situation est moins grave du côté des ménages, dont le revenu réel n'a perdu que 1,9% et qui augmentera de 2,7% puis de 2,1% lors des deux années à venir. Néanmoins, la consommation des particuliers, elle aussi plombée par la crainte de l'avenir et plus particulièrement du chômage, plonge de 8,8%.

Sur le marché de l'emploi justement, les mesures gouvernementales ont limité la casse jusqu'à présent, mais leur effet ne sera que temporaire. Il faut dès lors s'attendre à un automne noir, avec au final 108.000 pertes d'emplois sur la période 2020-21, indique le Bureau du Plan. Les perspectives laissent entrevoir un rebond en 2022 (+68.000), mais les conséquences de la crise se feront encore sentir jusqu'en 2025. Le taux de chômage reviendra d'ici cinq ans à son niveau de l'an dernier (8,9%), après avoir grimpé à 11,5% en 2021, selon les prévisions.

Le déficit pour les finances publiques belges en 2020 est estimé actuellement à 47,5 milliards d'euros, soit quelque 11% du PIB. Le coût des mesures de soutien avoisinerait les 15 milliards d'euros, "sans même compter les reports de taxes et les garanties d'État", souligne le Bureau du Plan, qui avance que près de 60% de la perte de revenu national cette année a été absorbée par les pouvoirs publics. Dans un scénario où la reprise économique n'est ni immédiate à court terme, ni intégrale à moyen terme, il subsisterait à l'horizon 2025 un déficit public de l'ordre de 26 milliards d'euros, ce qui représente environ 10% des budgets de l'ensemble des administrations, s'inquiète l'organisme de référence. Le déficit primaire (hors charges d'intérêts) reste lui à un niveau record de 3 à 3,5% du PIB. Cette situation est "particulièrement préoccupante" pour le pouvoir fédéral et la sécurité sociale, déjà fortement endettés avant la crise sanitaire et davantage exposés en raison de leur structure de recettes et dépenses, insiste le Bureau du Plan. L'impact du déficit y serait trois à quatre fois plus important que dans les régions. La prévision de recul de l'économie en 2020 est toujours du même ordre, à -10,5%. Après le plongeon de l'activité au premier semestre, un début de mouvement de rattrapage est attendu au second. La croissance économique se normaliserait ensuite progressivement d'ici la mi-2022, avec des rebonds du PIB de respectivement 8,2% et 3,3% lors des deux prochaines années, pour ensuite retrouver une croissance de l'ordre de 1,3% par an en moyenne sur la période 2023-2025. Le niveau de l'activité économique du secteur privé resterait cependant inférieur, à l'horizon 2025, à ce qu'il aurait été sans la pandémie, relève le Bureau du Plan. En 2020, l'incertitude pèse sur les investissements des entreprises, qui chuteront de 21,1% avant de reprendre 18,9% l'an prochain et 7,2% en 2022. Ils ne retrouveront cependant pas leur niveau de 2019 avant 2024. La situation est moins grave du côté des ménages, dont le revenu réel n'a perdu que 1,9% et qui augmentera de 2,7% puis de 2,1% lors des deux années à venir. Néanmoins, la consommation des particuliers, elle aussi plombée par la crainte de l'avenir et plus particulièrement du chômage, plonge de 8,8%.Sur le marché de l'emploi justement, les mesures gouvernementales ont limité la casse jusqu'à présent, mais leur effet ne sera que temporaire. Il faut dès lors s'attendre à un automne noir, avec au final 108.000 pertes d'emplois sur la période 2020-21, indique le Bureau du Plan. Les perspectives laissent entrevoir un rebond en 2022 (+68.000), mais les conséquences de la crise se feront encore sentir jusqu'en 2025. Le taux de chômage reviendra d'ici cinq ans à son niveau de l'an dernier (8,9%), après avoir grimpé à 11,5% en 2021, selon les prévisions.