Cette crainte découle principalement de l'incertitude financière. Au total, 60% des Belges ne croient pas que le gouvernement pourra continuer à payer leur pension et 54% déclarent n'avoir aucune idée de la somme qu'ils doivent épargner en prévision de leur retraite.

En moyenne, à peine 16% des Belges pensent qu'ils auront une vie confortable après leur départ à la retraite. Ce sont surtout les jeunes générations, jusqu'à 49 ans, et les femmes qui ne voient pas leur retraite d'un bon oeil. Plus on vieillit, plus on se sent confiant par rapport à sa situation financière à la retraite, même si on constate que la moitié des 50 à 64 ans s'attendent encore au pire.

Bien que la majorité des Belges soient conscients que leur situation financière, après leur départ à la retraite, ne sera pas des plus confortables, 38% des Belges indiquent qu'il n'est pas de leur responsabilité d'épargner en vue d'une pension suffisante. En revanche, 28% s'attendent à devoir gagner un peu plus d'argent pour pouvoir subvenir à leurs besoins. Enfin, 42% jugent insuffisants les efforts qu'ils déploient pour épargner en vue de leur pension.

Les initiateurs de l'enquête révèlent par ailleurs qu'en septembre 2020, les Belges étaient un peu plus confiants à l'égard de leur retraite, en comparaison avec le mois de mars 2020, lorsque la crise du coronavirus venait d'éclater. "Peu de temps après le début de la crise, le gouvernement a pris diverses mesures, qui ont apparemment été bien accueillies. Aujourd'hui, il y a aussi un sentiment d'accoutumance et nous ne voyons pas vraiment de différence financière tant que nous pouvons continuer à travailler", explique Bart Chiau, Senior Expert chez NN et professeur à la faculté d'économie de l'Université de Gand.

L'enquête a été menée auprès de 3.132 Belges, entre le 11 mars et le 15 septembre, avec une marge d'erreur maximale annoncée de 3%.

Près de 80% de la population active constitue une pension complémentaire

Environ 78% de la population active en Belgique constituaient une pension complémentaire au 1er janvier 2020, soit 3,95 millions de personnes. C'est 5% de plus qu'en 2019, indique vendredi l'Autorité des services et marchés financiers, la FSMA.

La pension complémentaire, ou deuxième pilier de pension, s'ajoute à la pension légale et comprend les pensions complémentaires que les gens constituent dans le cadre de leur carrière en tant que salarié ou indépendant.

Les droits de pension constitués représentent 91,46 milliards d'euros au total, soit 7% de plus qu'en 2019. Les montants constitués par les salariés s'élèvent à 63,1 milliards d'euros, contre 28,3 milliards pour les indépendants.

La majorité des affiliés (85%) constituent des droits de pension en tant que salariés, 9% en tant qu'indépendants, tandis que 6% des affiliés sont à la fois salariés et indépendants.

Les personnes âgées de 55 à 64 ans, qui approchent l'âge de la retraite, disposent en moyenne d'une réserve de pension de 56.057 euros, souligne la FSMA. Cette moyenne masque cependant des différences majeures: la moitié des personnes de ce groupe d'âge n'avaient constitué qu'une réserve inférieure ou égale à 9.118 euros.

Pour les hommes âgés de 55 à 64 ans, la réserve moyenne acquise s'élève à 71.171 euros, contre moins de la moitié (33.210 euros) pour les femmes.

De grandes différences existent aussi entre les statuts professionnels. Un dirigeant d'entreprise dispose d'une réserve de pension moyenne de 84.258 euros, contre 2.475 euros pour un affilié à un plan de pension sectoriel pour salariés.

Cette crainte découle principalement de l'incertitude financière. Au total, 60% des Belges ne croient pas que le gouvernement pourra continuer à payer leur pension et 54% déclarent n'avoir aucune idée de la somme qu'ils doivent épargner en prévision de leur retraite. En moyenne, à peine 16% des Belges pensent qu'ils auront une vie confortable après leur départ à la retraite. Ce sont surtout les jeunes générations, jusqu'à 49 ans, et les femmes qui ne voient pas leur retraite d'un bon oeil. Plus on vieillit, plus on se sent confiant par rapport à sa situation financière à la retraite, même si on constate que la moitié des 50 à 64 ans s'attendent encore au pire. Bien que la majorité des Belges soient conscients que leur situation financière, après leur départ à la retraite, ne sera pas des plus confortables, 38% des Belges indiquent qu'il n'est pas de leur responsabilité d'épargner en vue d'une pension suffisante. En revanche, 28% s'attendent à devoir gagner un peu plus d'argent pour pouvoir subvenir à leurs besoins. Enfin, 42% jugent insuffisants les efforts qu'ils déploient pour épargner en vue de leur pension. Les initiateurs de l'enquête révèlent par ailleurs qu'en septembre 2020, les Belges étaient un peu plus confiants à l'égard de leur retraite, en comparaison avec le mois de mars 2020, lorsque la crise du coronavirus venait d'éclater. "Peu de temps après le début de la crise, le gouvernement a pris diverses mesures, qui ont apparemment été bien accueillies. Aujourd'hui, il y a aussi un sentiment d'accoutumance et nous ne voyons pas vraiment de différence financière tant que nous pouvons continuer à travailler", explique Bart Chiau, Senior Expert chez NN et professeur à la faculté d'économie de l'Université de Gand. L'enquête a été menée auprès de 3.132 Belges, entre le 11 mars et le 15 septembre, avec une marge d'erreur maximale annoncée de 3%.