Ces "particuliers fortunés", selon la terminologie utilisée par Capgemini, possédaient en moyenne 2,5 millions d'euros en 2019. Par rapport à 2012, leur nombre a crû en Belgique de plus de 60% et leur richesse de plus de 62%.

Robert van der Eijk, managing director de Capgmini Invent Belux, a relevé, lors de la conférence de presse, que les actifs des Belges fortunés se composaient à 28% de cash. Les "investissements alternatifs" représentent 18% de leur fortune, l'immobilier 16%, les revenus fixes 17% et les actions 20%.

Au niveau global, la richesse et le nombre de particuliers fortunés ont également augmenté de près de 9%. L'Amérique du Nord et l'Europe affichent les progressions les plus importantes, dépassant pour la première fois depuis 2012 la région Asie-Pacifique.

Ces données portent sur l'année 2019 et l'impact de la pandémie du coronavirus ne s'était pas encore fait ressentir. Capgemini estime la perte de richesse mondiale à 6 à 8% jusqu'à fin avril 2020, par rapport à la fin de l'année 2019.

Evolution des priorités d'investissement

Le bureau de consultance observe également dans son rapport que les priorités d'investissement évoluent dans le monde, 27% des particuliers fortunés sondés montrant un intérêt pour des investissements durables. Celui-ci est plus présent chez les moins de 40 ans (41%) ainsi que chez ceux disposant de 30 millions de dollars d'actifs ou plus (40%, contre 17% chez ceux possédant entre un et cinq millions de dollars).

Les particuliers fortunés prévoient de consacrer 41% de leur portefeuille dans de tels investissements d'ici la fin 2020 et 46% d'ici la fin 2021. Cet intérêt n'est toutefois pas toujours motivé par des soucis environnementaux et sociaux, relève Capgemini: 39% des millionnaires escomptent, avec ce type d'investissement, davantage de rendements et 33% moins de risques. Seul un quart (26%) mise dessus par le désir de donner un retour à la société.

Forte demande d'interactions personnalisées

Le rapport sur la richesse souligne enfin que l'offre digitale et l'hyperpersonnalisation représentent les plus grosses demandes des clients fortunés. Or, le talon d'Achille des banques se situe dans le manque d'interactions personnalisées, plus de 60% des millionnaires interrogés s'estimant insatisfaits dans leur recherche d'informations sur mesure sur les nouveaux produits et services.

"L'institution (bancaire) gagnante sera celle qui aura une meilleure vue des attentes de ses clients, une interaction presque journalière et qui proposera plusieurs services", a estimé M. van der Eijk. "Les autres devront se concentrer sur des services spécifiques" qu'elles fourniront à d'autres banques, par exemple, selon le managing director, qui s'attend à voir davantage de collaborations entre institutions.

Le rapport porte sur 71 pays représentant plus de 98% du revenu national brut mondial et 99% de la capitalisation boursière mondiale. Plus de 2.500 particuliers fortunés, soit qui possèdent au moins un million de dollars d'actifs investissables (hors résidence principale, objets de collection, consommables et biens de consommation durables) ont été interrogés entre janvier et février 2020.

Ces "particuliers fortunés", selon la terminologie utilisée par Capgemini, possédaient en moyenne 2,5 millions d'euros en 2019. Par rapport à 2012, leur nombre a crû en Belgique de plus de 60% et leur richesse de plus de 62%. Robert van der Eijk, managing director de Capgmini Invent Belux, a relevé, lors de la conférence de presse, que les actifs des Belges fortunés se composaient à 28% de cash. Les "investissements alternatifs" représentent 18% de leur fortune, l'immobilier 16%, les revenus fixes 17% et les actions 20%. Au niveau global, la richesse et le nombre de particuliers fortunés ont également augmenté de près de 9%. L'Amérique du Nord et l'Europe affichent les progressions les plus importantes, dépassant pour la première fois depuis 2012 la région Asie-Pacifique. Ces données portent sur l'année 2019 et l'impact de la pandémie du coronavirus ne s'était pas encore fait ressentir. Capgemini estime la perte de richesse mondiale à 6 à 8% jusqu'à fin avril 2020, par rapport à la fin de l'année 2019.Evolution des priorités d'investissement Le bureau de consultance observe également dans son rapport que les priorités d'investissement évoluent dans le monde, 27% des particuliers fortunés sondés montrant un intérêt pour des investissements durables. Celui-ci est plus présent chez les moins de 40 ans (41%) ainsi que chez ceux disposant de 30 millions de dollars d'actifs ou plus (40%, contre 17% chez ceux possédant entre un et cinq millions de dollars). Les particuliers fortunés prévoient de consacrer 41% de leur portefeuille dans de tels investissements d'ici la fin 2020 et 46% d'ici la fin 2021. Cet intérêt n'est toutefois pas toujours motivé par des soucis environnementaux et sociaux, relève Capgemini: 39% des millionnaires escomptent, avec ce type d'investissement, davantage de rendements et 33% moins de risques. Seul un quart (26%) mise dessus par le désir de donner un retour à la société.Forte demande d'interactions personnalisées Le rapport sur la richesse souligne enfin que l'offre digitale et l'hyperpersonnalisation représentent les plus grosses demandes des clients fortunés. Or, le talon d'Achille des banques se situe dans le manque d'interactions personnalisées, plus de 60% des millionnaires interrogés s'estimant insatisfaits dans leur recherche d'informations sur mesure sur les nouveaux produits et services. "L'institution (bancaire) gagnante sera celle qui aura une meilleure vue des attentes de ses clients, une interaction presque journalière et qui proposera plusieurs services", a estimé M. van der Eijk. "Les autres devront se concentrer sur des services spécifiques" qu'elles fourniront à d'autres banques, par exemple, selon le managing director, qui s'attend à voir davantage de collaborations entre institutions. Le rapport porte sur 71 pays représentant plus de 98% du revenu national brut mondial et 99% de la capitalisation boursière mondiale. Plus de 2.500 particuliers fortunés, soit qui possèdent au moins un million de dollars d'actifs investissables (hors résidence principale, objets de collection, consommables et biens de consommation durables) ont été interrogés entre janvier et février 2020.