Lorsqu'on lui demande ce qu'il pense de la probable nomination d'Axel Weber, actuel président de la Bundesbank, pour succéder à Jean-Claude Trichet à la présidence de la Banque centrale européenne, le prix Nobel d'Economie Paul Krugman n'y va pas par quatre chemins : "Le risque pour la zone euro serait considérable !", prévient-il jeudi dans le quotidien Handelsblatt.

L'économiste reproche à Axel Weber, l'un des favoris pour prendre la tête de la BCE, de ne s'intéresser qu'à la lutte contre l'inflation quitte à mettre en danger la croissance. "Le risque d'une contagion (des difficultés) de la Grèce à l'Espagne et au Portugal jusqu'à l'Italie serait bien plus grand avec un président si conservateur pour la BCE", a-t-il encore assuré.

Paul Krugman, s'il reconnaît ne pas connaître "personnellement" le patron de la Bundesbank, estime qu'"Axel Weber s'inquiète de l'inflation même quand il n'y en a pas ! Si vous cherchez quelqu'un qui veut une inflation de 0 % même quand le taux de chômage est à 13 %, Weber est votre homme."

Or, "la BCE doit devenir nettement plus flexible et agressive, conclut-il. Sa politique conservatrice s'explique avant tout par la sensibilité de l'Allemagne." Contrairement à la Réserve fédérale américaine, la BCE n'a pour mandat explicite que de préserver la stabilité des prix, et non de soutenir la croissance.

Trends.be, avec Belga

Lorsqu'on lui demande ce qu'il pense de la probable nomination d'Axel Weber, actuel président de la Bundesbank, pour succéder à Jean-Claude Trichet à la présidence de la Banque centrale européenne, le prix Nobel d'Economie Paul Krugman n'y va pas par quatre chemins : "Le risque pour la zone euro serait considérable !", prévient-il jeudi dans le quotidien Handelsblatt.L'économiste reproche à Axel Weber, l'un des favoris pour prendre la tête de la BCE, de ne s'intéresser qu'à la lutte contre l'inflation quitte à mettre en danger la croissance. "Le risque d'une contagion (des difficultés) de la Grèce à l'Espagne et au Portugal jusqu'à l'Italie serait bien plus grand avec un président si conservateur pour la BCE", a-t-il encore assuré.Paul Krugman, s'il reconnaît ne pas connaître "personnellement" le patron de la Bundesbank, estime qu'"Axel Weber s'inquiète de l'inflation même quand il n'y en a pas ! Si vous cherchez quelqu'un qui veut une inflation de 0 % même quand le taux de chômage est à 13 %, Weber est votre homme."Or, "la BCE doit devenir nettement plus flexible et agressive, conclut-il. Sa politique conservatrice s'explique avant tout par la sensibilité de l'Allemagne." Contrairement à la Réserve fédérale américaine, la BCE n'a pour mandat explicite que de préserver la stabilité des prix, et non de soutenir la croissance.Trends.be, avec Belga