" Une situation grotesque, injuste et complètement exagérée, juge l'administrateur délégué. Nous sommes droits dans nos bottes, nous n'allons pas nous laisser faire. " Mais qui est cet homme de 58 ans entendu la semaine dernière à la Chambre ?
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" Une situation grotesque, injuste et complètement exagérée, juge l'administrateur délégué. Nous sommes droits dans nos bottes, nous n'allons pas nous laisser faire. " Mais qui est cet homme de 58 ans entendu la semaine dernière à la Chambre ? Muni d'un diplôme d'ingénieur chimiste et des industries agricoles à la Rijksuniversiteit de Gand, Herman Diricks débute sa carrière en 1983 comme collaborateur scientifique à l'Institut pour la biologie moléculaire de la VUB. " J'ai travaillé sur un projet de lutte contre la malaria ", explique notre interlocuteur. Trois ans plus tard, il quitte la recherche pour rejoindre le ministère fédéral de l'Agriculture. L'homme travaillera d'abord au sein de la direction Inspection des matières premières, où il s'occupera de l'agréation des produits phytopharmaceutiques ; ensuite au département informatique, qu'il créera et modernisera. " J'ai installé les premiers PC au ministère, se souvient-il. Lors de la réforme de la PAC (la politique agricole commune, Ndlr) en 1993, nous avons mis en place le système qui permet de recenser les parcelles agricoles, leur surface et la culture qui y est pratiquée. " A la fin des années 1990, il devient conseiller du ministre fédéral de l'Agriculture. En 2000, il quitte le ministère pour travailler comme consultant indépendant dans le secteur de l'agroalimentaire. C'est en 2002 qu'Herman Diricks débute sa carrière à l'Afsca dès la création de l'organisme, suite à la crise de la dioxine. Il sera d'abord directeur général des Services généraux puis, en 2006, directeur général de la Politique de contrôle. " C'était très intéressant de participer à la création de de l'Agence, assure- t-il. Je l'ai vue se professionnaliser au fil des ans. "