C'était il y a tout juste quatre ans. Le 6 juin 2012, Marc Wilmots devenait officiellement le sélectionneur de l'équipe nationale. A l'époque, les Diables Rouges végétaient à la 44e place du classement Fifa et n'avaient même pas décroché leur ticket pour l'Euro organisé en Pologne et en Ukraine. Sur le plan sportif, on sentait la montée en puissance d'une jeune équipe pleine de promesses. Indice révélateur de cette révolution douce : les transferts de l'été 2012 explosaient les records avec les arrivées d'Eden Hazard à Chelsea et d'Axel Witsel au Zénit Saint-Pétersbourg...

C'était il y a tout juste quatre ans. Le 6 juin 2012, Marc Wilmots devenait officiellement le sélectionneur de l'équipe nationale. A l'époque, les Diables Rouges végétaient à la 44e place du classement Fifa et n'avaient même pas décroché leur ticket pour l'Euro organisé en Pologne et en Ukraine. Sur le plan sportif, on sentait la montée en puissance d'une jeune équipe pleine de promesses. Indice révélateur de cette révolution douce : les transferts de l'été 2012 explosaient les records avec les arrivées d'Eden Hazard à Chelsea et d'Axel Witsel au Zénit Saint-Pétersbourg, tous deux pour un montant inédit de 40 millions d'euros. Conséquence de ces transferts estivaux : l'équipe nationale belge valait alors à l'automne 2012 la bagatelle de 240 millions d'euros sur le marché du football. Depuis, les Diables Rouges n'ont cessé de prendre de la valeur, tant sur le plan sportif que financier. Leur participation réjouissante à la dernière Coupe du Monde au Brésil et, surtout, leurs exploits individuels dans les grands championnats étrangers ont transformé les Belges en joueurs bankables et en outsiders chouchoutés de l'Euro 2016. Désormais n°2 au classement Fifa (après avoir occupé la première place en janvier), la Belgique aligne une équipe enviable dont la valeur marchande a quasi doublé en quatre ans à peine. Sur le site transfermarkt.de dédié au marché des footballeurs, les 23 joueurs qui composent aujourd'hui le noyau des Diables Rouges atteignent ensemble le montant impressionnant de 461 millions d'euros. D'un point de vue strictement financier, la Belgique occupe ainsi la quatrième place du classement européen, derrière l'Allemagne (637 millions), l'Espagne (617 millions) et l'Angleterre (471 millions), mais devant la France (431 millions), l'Italie (343 millions) et le Portugal (321 millions). Et elle pourrait même prétendre à la troisième marche du podium puisque Vincent Kompany, blessé, a été écarté de l'équipe de base alors que sa valeur actuelle dépasse allègrement les 20 millions d'euros.