Faute des budgets nécessaires, il est devenu difficile d'organiser, dans notre pays, un tournoi de l'European Tour. Il faut remonter à l'an 2000 pour retrouver trace d'une épreuve de ce circuit sur le sol national. C'était à l'époque du Belgacom Open, cher à John Goossens. La situation pourrait évoluer prochainement. Avec trois champions (Thomas Pieters, Nicolas Colsaerts et Thomas Detry) en haut de l'affiche, le moment semble idéal pour attirer les sponsors. Il se chuchote d'ailleurs que Thomas Pieters pourrait s'investir, personnellement,...

Faute des budgets nécessaires, il est devenu difficile d'organiser, dans notre pays, un tournoi de l'European Tour. Il faut remonter à l'an 2000 pour retrouver trace d'une épreuve de ce circuit sur le sol national. C'était à l'époque du Belgacom Open, cher à John Goossens. La situation pourrait évoluer prochainement. Avec trois champions (Thomas Pieters, Nicolas Colsaerts et Thomas Detry) en haut de l'affiche, le moment semble idéal pour attirer les sponsors. Il se chuchote d'ailleurs que Thomas Pieters pourrait s'investir, personnellement, dans le projet. En attendant, place au KPMG Trophy ! Manche belge du Challenge Tour (la D2 du golf professionnel européen), le tournoi propose traditionnellement un très beau spectacle. Ce n'est pas un hasard si on retrouve au palmarès de ce circuit des champions du niveau de Thomas Bjorn, Henrik Stenson, Edoardo Molinari ou Tommy Fleetwood. Ce n'est pas davantage un hasard si les trois stars actuelles du golf belge sont également passées par cette antichambre de l'élite pour gravir les échelons. L'édition 2017 du KPMG Trophy a tout pour plaire. D'abord parce qu'elle se dispute sur le parcours La Marache du Royal Waterloo, l'un des plus prestigieux clubs du royaume. Sur ce championship course - qui a déjà accueilli des légendes comme Ballesteros, Faldo, Langer, Olazabal ou Woosnam - le spectacle est garanti, notamment sur les deux derniers trous (deux par 5 où les gros frappeurs peuvent viser l'eagle). Ensuite, parce que le niveau général du Challenge Tour n'a jamais été aussi élevé. " Les scores sont de plus en plus bas. La différence avec l'European Tour ne cesse de diminuer ", résume le Nivellois Hugues Joannes qui, avec le Limbourgeois Christophe Mivis et le Malinois Kevin Hesbois, fréquente la catégorie tout au long de la saison. D'autres joueurs belges seront en lice. Des pros comme Pierre Relecom ou Guillaume Watremez, mais aussi des amateurs qui bénéficieront de wilds cards de la Fédération royale belge, organisatrice de l'événement. On suivra ainsi d'un oeil attentif les performances d'Adrien Dumont de Chassart, 17 ans et promis au plus bel avenir. En pleine période d'examens scolaires, le défi ne sera pas simple pour le jeune Villersois qui mélange avec réussite syllabi et cartes de score. Mais l'expérience sera assurément très intéressante pour la suite de sa carrière. Dans un an, lorsqu'il aura terminé ses études secondaires, Adrien Dumont de Chassart a prévu de rejoindre l'Université de l'Illinois, là-même où Thomas Pieters et Thomas Detry ont fait leurs classes et où Giovanni Tadiotto - autre jeune pépite du swing national qui sera présente au Waterloo - poursuit aussi son apprentissage. Une vraie " filière belge ". Par Miguel Tasso.