Depuis plus d'un an, crise sanitaire oblige, force est de constater que nous avons tous été "forcés d'épargner". Il est vrai que toutes les dépenses liées aux loisirs ont fortement diminué suite aux différents confinements et aux fermetures tant des restaurants, des bars, mais aussi des cinémas, des théâtres et de tout ce qui touche à la culture en général.
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Depuis plus d'un an, crise sanitaire oblige, force est de constater que nous avons tous été "forcés d'épargner". Il est vrai que toutes les dépenses liées aux loisirs ont fortement diminué suite aux différents confinements et aux fermetures tant des restaurants, des bars, mais aussi des cinémas, des théâtres et de tout ce qui touche à la culture en général.Selon les chiffres de la BNB, le taux d'épargne des Belges a gonflé dans des proportions inédites en 2020, passant de 13% du revenu disponible en 2019 à près de 21% en moyenne en 2020. A titre de comparaison, le taux d'épargne avait connu un pic à 18% lors de la crise économique et financière de 2008.La plateforme de comparaison financière belge gratuite TopCompare.be a donc réalisé une étude (1) afin de dégager les grandes tendances d'épargne des Belges.Epargner ok, mais dépenser aussiLe Belge est-il dépensier ? La réponse est oui. Même si le niveau de l'épargne est historiquement haut, même si plus de 80% des personnes interrogées déclarent épargner une partie de leur salaire, le Belge reste dépensier dans l'ensemble. Près de la moitié des interrogés épargnent moins d'un dixième de leur salaire et 23% des Belges consacrent entre 1 et 5% de leur salaire à l'épargne. Ce nombre continue à diminuer lorsque la proportion de salaire consacrée à l'épargne augmente, souligne TopCompare.be. Quelque 20% des Belges épargnent 6 à 10%, 14% épargnent 11 à 20% et 10% épargnent 21 à 30%. Seulement 5% des Belges épargnent plus de la moitié de leur salaire.L'étude de TopCompare.be souligne également les différences entre le Nord et le Sud du pays. Si de part et d'autre de la frontière linguistique, le pourcentage des revenus consacrés à l'épargne est relativement similaire, une différence est à signaler: seuls 18% des néerlandophones ne consacrent qu'entre 1 à 5% de leur salaire à l'épargne, pour 30% des francophones. Les 12% de différence sont répartis dans les tranches supérieures.Malgré son côté dépensier, on peut néanmoins souligner le côté prévoyant des "cigales" belges.Ainsi, ils sont 50% à épargner afin d'avoir un fond d'urgence en cas de dépenses imprévues : 42% épargnent pour des projets futurs (voyages, voiture, mariage, rénovation, etc), 32% pour la pension, 23% pour les enfants, 17% pour s'acheter un bien immobilier, 11% pour (se) faire un beau cadeau, et 3% pour aider un proche.A nouveau, des disparités surgissent entre néerlandophones et francophones : presque 50% des habitants du Nord du pays épargnent pour un projet futur (47%, pour 36% des Wallons) et 37% épargnent déjà pour leur pension (pour 25% des Wallons).Le compte épargne n'est pas mortActuellement, le carnet d'épargne a toujours la cote auprès d'une majorité de la population. C'est à ne rien y comprendre, car avec des taux d'intérêt historiquement bas, ce type de compte ne rapporte pour ainsi dire rien...Si plus de la moitié des Belges (64%) déposent leurs économies sur un compte épargne, c'est encore une fois au Nord du pays (69%) que cette tendance est la plus prononcée, alors qu'au Sud du pays, ils sont 57% à privilégier le compte épargne.Pourtant, plutôt que d'alimenter de tels comptes, il existe des alternatives, alternatives qui peuvent s'avérer bien plus rentables, comme l'explique Quentin Denis, CEO de TopCompare : "64% des Belges continuent à mettre leur argent sur le compte épargne de leur banque. Pourtant, le rendement de la plupart des banques traditionnelles est actuellement inférieur à l'inflation. Il est dès lors plus intéressant de se tourner vers certaines banques niches qui proposent des taux plus attractifs. Autrement, pour les amateurs de risque ou de plus grand rendement, il existe de multiples alternatives: assurance-épargne, branche 23, investissements dans des fonds ou dans l'immobilier, etc. Comparer les différentes formules permet de trouver celle qui vous convient le mieux pour vous rapporter le plus"Quant aux Belges qui sont prêts à se lancer dans ces solutions alternatives, le banquier reste LA référence en matière de conseils : ils sont 33% à se fier à ce dernier, contre 17% qui se renseignent via des recherches sur Internet, 10% suivent de préférence l'actualité financière, et respectivement 9% et 6% font confiance à la famille et en leurs amis pour se faire conseiller. Par contre, seulement 5% va chercher ses informations une plateforme de comparaison.Finalement, notons que les Belges ont toujours bien une brique dans le ventre et que l'immobilier constitue toujours le secteur d'investissement préféré (16%) de nos concitoyens. Cerise sur le gateau, cette brique se veut de plus en plus éthique et écologique.(1) Etude réalisée en collaboration avec la société indépendante d'études Profacts auprès de 1.001 Belges en mars 2021.