Difficile de ne pas craquer devant l'allure robuste et élégante du nouveau venu. Long capot, cabine rejetée vers l'arrière, surface vitrée restreinte, ligne de toit abaissée comme sur une sportive, le Velar est dessiné comme un coupé de grand tourisme.
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Difficile de ne pas craquer devant l'allure robuste et élégante du nouveau venu. Long capot, cabine rejetée vers l'arrière, surface vitrée restreinte, ligne de toit abaissée comme sur une sportive, le Velar est dessiné comme un coupé de grand tourisme. Technologiquement, il marque une rupture importante avec la gamme actuelle. Une pression sur la télécommande et les poignées de portes affleurantes sortent de leur logement électriquement tandis que la caisse s'abaisse de 40 mm pour faciliter l'accès à bord. Face à lui, le conducteur dispose d'une dalle numérique développé sur le même modèle que le Virtual Cockpit d'Audi. L'agencement des cadrans et de la fenêtre du GPS s'organise à l'aide de blocs tactiles situés sur le grand volant. On regrettera simplement une répartition des fonctions obligeant à jongler parfois d'un écran à l'autre. Tout cela est confus et pas forcément pratique. Ce qui domine, c'est le confort exceptionnel de la voiture. Le Velar efface tout (bosses, creux, pavés, ralentisseurs) avec une douceur remarquable. Le moelleux n'empêchant pas une tenue de route précise. Mais sur un parcours sinueux, sa masse (2 tonnes) et les réglages des trains roulants l'écartent du dynamisme que l'on trouve sur un Porsche Macan d'autant que la direction aurait mérité un ressenti plus franc. Par contre, le Velar se veut le roi des voyages au long cours grâce au V6 diesel de 300 ch au souffle fort à bas régime alors que la transmission intégrale assure une motricité sans faille. Ce véhicule si douillet est par ailleurs un vrai 4x4, apte aux plus dures utilisations que la majorité des propriétaires n'oseront jamais lui faire subir. Procurant une ambiance aussi originale que chaleureuse, le Velar est bien armé pour tailler des croupières à ses rivaux.