Habitués à exhumer des fossiles de baleine au cours de travaux de terrassement ou de fondation, les paléontologues n'y avaient prêté que l'attention d'usage. Mais à y regarder de plus pr...

Habitués à exhumer des fossiles de baleine au cours de travaux de terrassement ou de fondation, les paléontologues n'y avaient prêté que l'attention d'usage. Mais à y regarder de plus près, ils ont dû se rendre à l'évidence. Le squelette découvert en 2013 lors de la construction de l'écluse de Kieldrecht appartenait à une espèce inconnue, baptisée depuis Antwerpibalaena liberatlas. Vieux de trois millions d'années, ce squelette, relativement complet, permet de mieux comprendre l'évolution des baleines franches, une espèce aujourd'hui menacée dont il subsiste tout au plus quelques centaines de spécimens dans l'Atlantique nord. Cette nouvelle espèce mesure en effet entre 9,5 et 12 mètres et est donc plus petite que les représentants actuels qui font 15 à 20 mètres et que certaines baleines franches plus anciennes, ce qui tend à prouver que l'évolution de la taille de ces cétacés n'est pas, comme on le pensait, linéaire.