Si 2019 fut une excellente année pour les investisseurs en Bourse, elle le fut tout autant pour ceux qui ont misé sur l'or. Avec plus de 17 % de hausse au cours de l'année écoulée, le métal jaune, " la relique barbare " comme l'appelait Keynes, affiche son meilleur bilan annuel depuis 2011. Alors que l'once se négociait autour de 1.2...

Si 2019 fut une excellente année pour les investisseurs en Bourse, elle le fut tout autant pour ceux qui ont misé sur l'or. Avec plus de 17 % de hausse au cours de l'année écoulée, le métal jaune, " la relique barbare " comme l'appelait Keynes, affiche son meilleur bilan annuel depuis 2011. Alors que l'once se négociait autour de 1.280 dollars début 2019, elle dépasse à présent les 1.500 dollars. Spectaculaire, cette hausse s'explique notamment par la persistance des taux d'intérêt extrêmement bas. L'or ne procure en effet aucun rendement (ni intérêt ni dividende), de sorte que le coût de détention est moindre quand le loyer de l'argent est bas et, a fortiori, quand les taux sont négatifs. Pour espérer en tirer un bénéfice, il faut le vendre plus cher. Le mouvement va-t-il se poursuivre en 2020 ? Les experts de BNP Paribas Fortis rappellent que des marchés boursiers prospères, une économie en croissance, un taux d'intérêt légèrement orienté à la hausse et un dollar qui demeure assez fort sont des éléments qui influent négativement sur le cours de l'or. Mais les taux d'intérêt réels restent particulièrement bas et les banques centrales poursuivront la diversification de leurs réserves au profit du métal noble. Bref, " le marché haussier de l'or subira peut-être un léger ralentissement, mais (...) il restera certainement intact : l'or peut sûrement rester en portefeuille ", selon l'avis de Philippe Gijsels, chief strategy officer chez BNP Paribas Fortis. Quant à nos confrères de L'Echo, ils relèvent que l'or a surperformé les actions à 10 reprises au cours des 20 dernières années.