L'information a été révélée par le Wall Street Journal dans son édition de samedi dernier : Bayer a obtenu un accord préliminaire avec six firmes d'avocats qui représentent des dizaines de milliers de plaignants. A la base de cet arrangement, l'accusation que le fameux Roundup de Monsanto cause des cancers. Cet accord, dont l'ensemble des termes n'a évidemm...

L'information a été révélée par le Wall Street Journal dans son édition de samedi dernier : Bayer a obtenu un accord préliminaire avec six firmes d'avocats qui représentent des dizaines de milliers de plaignants. A la base de cet arrangement, l'accusation que le fameux Roundup de Monsanto cause des cancers. Cet accord, dont l'ensemble des termes n'a évidemment pas été révélé, mettrait fin aux affaires en cours les concernant. Le choix de ces firmes n'est évidemment pas innocent : soit elles ont déjà gagné un procès contre Bayer ou ont un procès qui arrive sous peu, soit elles représentent une plus grande masse de clients. Pour Bayer qui a déjà perdu trois procès aux Etats-Unis, cet accord est essentiel pour apaiser les actionnaires avant l'assemblée générale de fin avril et soulager des dirigeants mis fortement sous pression. Mais aussi pour enlever une sérieuse épée de Damoclès qui plombe les résultats et les affaires du groupe allemand depuis la reprise de Monsanto. Les conditions - éventées - font état du maintien du Roundup dans les magasins, d'un arrêt total des poursuites et d'une protection contre de futures accusations moyennant le payement d'un dédommagement global autour des 10 milliards de dollars. L'accord, toujours à l'état de brouillon, n'est pas encore finalisé mais les parties sont sous pression d'un juge californien qui supervise les affaires consolidées. En cas d'échec, les procès suivront donc leur cours. Cet accord ne mettrait toutefois pas totalement Bayer à l'abri. En effet, d'autres cabinets d'avocats représentant des milliers de plaignants n'ont pas encore conclu le moindre arrangement et ne sont pas satisfaits des conditions mises sur la table par le groupe allemand. Ils militent pour obtenir le même accord que leurs six autres collègues.