Bonne nouvelle pour les caisses de l'Etat belge. Dans un entretien à L'Echo, le secrétaire général de l'OCDE, l'Australien Mathias Cormann, estime que le nouvel impôt sur les multinationales pourrait rapporter un milliard d'euros à la Belgique. Sauf que personne ne sait vraiment d'où sort ce chiffre. A commencer par Je...

Bonne nouvelle pour les caisses de l'Etat belge. Dans un entretien à L'Echo, le secrétaire général de l'OCDE, l'Australien Mathias Cormann, estime que le nouvel impôt sur les multinationales pourrait rapporter un milliard d'euros à la Belgique. Sauf que personne ne sait vraiment d'où sort ce chiffre. A commencer par Jean Baeten, responsable du département fiscal de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), auditionné ces jours-ci au Parlement à propos de l'impact pour notre pays de ce nouvel impôt mondial de 15% sur les multinationales négocié au sein de l'OCDE. Interrogé par nos soins, le fiscaliste se dit perplexe face aux chiffres avancés par les intervenants internationaux, ignorant si la Belgique, avec ses 55 multinationales concernées, sera effectivement la grande gagnante de ce nouveau cadre. "Il est très difficile de savoir si ce sera positif pour la Belgique, dit-il. Les calculs sont extrêmement compliqués. Les estimations varient du tout au rien. Tandis que le gouvernement prévoit dans son budget à partir de 2023 une recette supplémentaire de 400 millions d'euros, certains spécialistes belges estiment que la somme totale que le pays pourrait retrouver s'élève à moins de 100 millions. Quant au ministre des Finances et à son administration, qui disposent de toutes les données pour faire une estimation, ils se taisent dans toutes les langues. Aucune information publique n'est disponible." Le responsable de la FEB regrette qu'il y ait pour le moment plus de questions que de réponses quant au réel impact de cette réforme fiscale internationale sur nos finances.