L'affaire Ghosn a plus que chamboulé les liens qui unissent Renault et Nissan. Elle a aussi faire ressortir au grand jour les ressentiments des Japonais quant à la répartition c...

L'affaire Ghosn a plus que chamboulé les liens qui unissent Renault et Nissan. Elle a aussi faire ressortir au grand jour les ressentiments des Japonais quant à la répartition capitalistique. Nissan est le plus grand constructeur des deux mais pèse moins dans le groupe. Même si, officiellement, rien n'est à l'ordre du jour, en coulisses, les acteurs s'activent. La banque SMBC Nikko, mandatée par Renault, a imaginé une organisation qui permettrait à Nissan et Renault d'être à parité. Les titres existants seraient délistés et remplacés par des actions du holding suivant un rapport qui valoriserait les deux entreprises de la même manière. Pour éviter les susceptibilités, le siège du holding ne serait ni au Japon ni en France. Les deux constructeurs conserveraient la gestion de leurs opérations. Assez curieusement, le rapport de la banque ne fait aucune mention de Mitsubishi...