Le projet est ambitieux: il s'agit de savoir quelle activité est verte ou pas. Et donc quel investissement est considéré comme durable ou pas. Répondre à cette question n'est pas toujours simple... La Commission européenne s'est donc lancée dans un projet de taxonomie, soit un véritable catalogue qui doit permettre d'y voir plus clair. Celui-ci est ...

Le projet est ambitieux: il s'agit de savoir quelle activité est verte ou pas. Et donc quel investissement est considéré comme durable ou pas. Répondre à cette question n'est pas toujours simple... La Commission européenne s'est donc lancée dans un projet de taxonomie, soit un véritable catalogue qui doit permettre d'y voir plus clair. Celui-ci est basé sur trois fondamentaux: l'activité ou l'investissement doit être favorable à l'environnement sur au moins un des six critères (lutte contre le changement climatique, économie circulaire, etc.), ne causer aucun dommage significatif à aucun des objectifs et respecter les grandes règles internationales - par exemple celles liées au travail. Cette labellisation verte est essentielle pour encourager les investissements privés et atteindre la neutralité climatique au niveau européen d'ici à 2050. Etre labellisé permet évidemment d'avoir accès aux subsides et de réduire les coûts de financement. Ce travail a déjà été effectué pour le secteur des énergies renouvelables. Le 31 décembre juste avant minuit et après des mois de palabres, la Commission européenne a envoyé aux Etats membres son projet de texte pour le gaz fossile et l'énergie nucléaire. Il a été immédiatement contesté, certains ministres européens parlant même de greenwashing. La Commission propose en effet de considérer, sous conditions, le gaz naturel fossile et le nucléaire comme des investissements durables. Dans son argumentation, elle parle du rôle que le gaz et le nucléaire ont à jouer dans la transition vers un avenir largement tourné vers le renouvelable. Quant aux conditions, il s'agit de la question des déchets nucléaires ou de gaz issu de sources renouvelables ou à faible émission d'ici à 2035. Affaire à suivre...