Depuis son arrivée à la tête de GSK il y a moins de deux ans, Emma Walmsley s'emploie à transformer le groupe britannique et à le recentrer sur les vaccins et la pharma pure, notamment dans le secteur de l'oncologie. La recherche a été boostée et le portefeuille de médicaments rationalisé. Juste avant Noël, cette ancienne de L'Oréal a annoncé une solide consolidation dans le secteur de la...

Depuis son arrivée à la tête de GSK il y a moins de deux ans, Emma Walmsley s'emploie à transformer le groupe britannique et à le recentrer sur les vaccins et la pharma pure, notamment dans le secteur de l'oncologie. La recherche a été boostée et le portefeuille de médicaments rationalisé. Juste avant Noël, cette ancienne de L'Oréal a annoncé une solide consolidation dans le secteur de la santé grand public. Après avoir racheté pour 10,4 milliards d'euros en juin les parts de Novartis dans leur coentreprise grand public, GSK met désormais tout son portefeuille de parapharmacie et de médicaments sans ordonnance en commun avec Pfizer. Totalisant un chiffre d'affaires de 10,9 milliards d'euros, le nouvel ensemble deviendra le n°1 mondial du segment avec 7,3 % d'un marché mondial très fragmenté. Johnson & Johnson, le futur n°2, n'en détient, lui, que 4,1 %. La nouvelle entité, qui devrait être finalisée pour la fin du premier semestre 2019, se met en place sans aucun échange numéraire. Pfizer apporte ses activités et reçoit 32 % des actions de la structure qui restera intégrée dans le bilan de GSK. A terme, cependant, le plan d'Emma Walmsley est de la sortir du groupe GSK et de l'introduire à la Bourse de Londres. Au plus tard trois ans après la conclusion de cette mise en commun. L'idée est donc de permettre tant à GSK et Pfizer de se concentrer sur la pharma de spécialités. Cette mise en commun fait doublement sens. Les catalogues de produits sont en effet complémentaires : GSK va apporter les dentifrices et produits Sensodyne, l'anti-inflammatoire Voltaren et le Panadol, l'antidouleur à base de paracétamol, alors que Pfizer met dans la corbeille de mariage l'Advil, sa version de l'ibuprofène, le Nexium, un soulageant gastrique, et ses vitamines Caltrate et Centrum, entre autres. En outre, les deux groupes se complètent bien géographiquement parlant. Il ne reste plus qu'à attendre l'accord des autorités de la concurrence...