Redouté par les marchés il y a quatre ans, Donald Trump y fait désormais la pluie et le beau temps. On ne compte plus ses tweets ayant fait perdre ou gagner des centaines de milliards aux Bourses mondiales. Selon l'indice Volfefe mis au point par JP Morgan, les tweets de Donald Trump ont même plus d'influence sur les marchés obligataires que les annonces d...

Redouté par les marchés il y a quatre ans, Donald Trump y fait désormais la pluie et le beau temps. On ne compte plus ses tweets ayant fait perdre ou gagner des centaines de milliards aux Bourses mondiales. Selon l'indice Volfefe mis au point par JP Morgan, les tweets de Donald Trump ont même plus d'influence sur les marchés obligataires que les annonces de la Fed. Quand le président des Etats-Unis a tweeté vendredi dernier que sa femme et lui avaient été testés positifs au Covid-19, les Bourses ont donc chuté. Elles ont accentué leurs pertes à l'annonce de son hospitalisation. Les vidéos de Donald Trump durant le week-end ont toutefois rassuré alors que quantité de rumeurs circulaient sur son état de santé. Regeneron a même bondi de 8% à la suite de la confirmation que le fantasque président avait pris le traitement expérimental développé par l'entreprise américaine. Ces réactions épidermiques tranchent avec le stoïcisme de Wall Street face à la deuxième vague de contaminations mondiale. Est-ce bien raisonnable ? La réponse évidente est non. Les marchés ont pourtant leur logique. Si Donald Trump tombe gravement malade, il est difficile de prévoir ce qu'il va se passer. Quelle politique son vice-président, Mike Pence, appliquerait-il jusqu'à la fin du mandat en janvier ? Qui serait le candidat républicain ? Et du côté démocrate, si Joe Biden était contaminé à son tour ? Tout cela accroît la principale crainte des marchés : une paralysie politique aux Etats-Unis alors que le temps presse. Démocrates et Républicains s'affrontent en effet depuis des mois sur les modalités d'un nouveau plan de relance crucial pour l'économie et les marchés.