Google coupe les ponts avec Huawei. Cette décision radicale est prise en application d'un décret signé par le président Trump, qui interdit aux entreprises américaines toute relation commerciale avec Huawei. Les futurs smartphones de la marque chinoise, soupçonnée d'espionnage par les autorités américaines, ne seront plus équipés d'Android, le système d'exploitation développé par Google.
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Google coupe les ponts avec Huawei. Cette décision radicale est prise en application d'un décret signé par le président Trump, qui interdit aux entreprises américaines toute relation commerciale avec Huawei. Les futurs smartphones de la marque chinoise, soupçonnée d'espionnage par les autorités américaines, ne seront plus équipés d'Android, le système d'exploitation développé par Google. Présent sur 85% des smartphones vendus dans le monde, Android est la pièce maîtresse de l'écosystème Google sur votre mobile. Dans son sillage, les appareils Huawei perdront leur accès aux applications les plus populaires du géant du Net : Gmail, Google Maps, YouTube, Chrome, Google Docs, Google Photos, etc. Le magasin d'applications Google Play, première porte d'entrée vers toutes les autres applications favorites des utilisateurs, sera lui aussi désactivé. C'est une véritable catastrophe pour Huawei. Sans ces outils utilisés chaque jour par des centaines de millions de consommateurs, les smartphones de la marque chinoise ressembleront à un beau jouet connecté parfaitement inutile. Huawei a réagi de manière stoïque à cette annonce, rappelant que les utilisateurs actuels de ses appareils ne sont pas visés par la décision de Google, qui ne prendra effet que dans trois mois. Le groupe chinois planche sur des alternatives à proposer à ses consommateurs. En Chine, la firme peut déjà compter sur des applications locales largement adoptées. Mais ce n'est pas du tout le cas en Europe et dans le reste de l'Asie, où les consommateurs sont ligotés dans l'écosystème Google. Ces derniers verraient d'un mauvais oeil un smartphone qui n'offre pas toutes les fonctionnalités habituelles. Ce coup de massue intervient alors que la firme chinoise ambitionne de devenir numéro un du marché mondial du smartphone, devant Samsung. Allen Yao, responsable de la division consommateurs de Huawei Belgique, nous confiait récemment que son entreprise occupe environ 20% de parts de marché en Belgique, et compte dépasser les 30% d'ici deux ans. Il faudra peut-être revoir ces ambitions à la baisse.