L'idée paraît intéressante et, par-delà, invite aussi à réfléchir sur le bien-fondé des innombrables lois et règlements qui régentent notre quotidien. Afin d'accélérer le développement de nouvelles techniques en matière d'énergie, le gouvernement flamand voudrait cr...

L'idée paraît intéressante et, par-delà, invite aussi à réfléchir sur le bien-fondé des innombrables lois et règlements qui régentent notre quotidien. Afin d'accélérer le développement de nouvelles techniques en matière d'énergie, le gouvernement flamand voudrait créer des regelluwe zones, des zones sans contrôle, c'est-à-dire des espaces au sein desquels ces techniques pourraient être librement expérimentées sans se trouver bloquées par des lois ou règlements en vigueur. Dans certaines limites, bien entendu : le projet devra être à la fois innovant et concret, être clairement délimité dans le temps et l'espace, présenter un intérêt social évident et ne pas imposer des charges déraisonnables à des tiers. Il devra en outre être reproductible afin de pouvoir, dans un stade ultérieur, essaimer dans la Flandre tout entière. A l'origine de cette mesure qui doit encore recevoir le feu vert du Conseil d'Etat se trouvent deux projets entravés dans leur développement. A Genk, le parc technologique Thor situé sur l'ancien charbonnage de Waterschei ( photo) cherche à poursuivre la redynamisation de ses 97 hectares. A Gand, le projet Buurzame stroom, néologisme forgé au départ des mots buren (voisins) et duurzaam (durable), ambitionne de couvrir de panneaux solaires tous les toits des quartiers Dampoort et Sint-Amandsberg.