En l'espace de deux semaines et de deux tournois classés Rolex Series, Thomas Detry est entré dans une autre dimension. Troisième du Turkish Airlines Open à Antalya, puis septième du Nedbank Challenge à Sun City, le Bruxellois a affiché au grand jour ses ambitions.
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En l'espace de deux semaines et de deux tournois classés Rolex Series, Thomas Detry est entré dans une autre dimension. Troisième du Turkish Airlines Open à Antalya, puis septième du Nedbank Challenge à Sun City, le Bruxellois a affiché au grand jour ses ambitions. Cette promotion en haut de l'affiche n'est évidemment pas surprenante. Depuis ses débuts sur la scène professionnelle, en juin 2016, le champion belge signe une progression linéaire. Passé en coup de vent sur le Challenge Tour, il a très vite trouvé ses marques sur l'European Tour. Sa saison 2018 est d'ailleurs exemplaire avec seulement sept cuts ratés en 26 tournois joués et une collection de places d'honneur. A la Race to Dubaï, qui fait office de classement européen de l'année, il pointe désormais à la 31e place avec plus d'1,3 million de dollars de gains, juste derrière son ami Thomas Pieters. Thomas Detry est un garçon équilibré, raisonnable, intelligent. Dans la vie comme sur les greens, il transmet une forme de sérénité. Michel Vanmeerbeek et Jérôme Theunis, ses deux coachs attitrés, ne cachent d'ailleurs pas leur admiration. " Il est évidemment très doué mais c'est aussi un gros bosseur, tant au niveau technique que physique. Et, en prime, il est toujours à l'écoute et intègre instantanément les conseils ", confient-ils à l'unisson. En vérité, " Tom " n'a pas de réelle limite tant son potentiel est énorme. A son talent naturel et à son sens inné du jeu (sa frappe de balle est parmi les plus limpides du circuit), il ajoute des qualités athlétiques et une force mentale exceptionnelles pour son âge. La tête bien plantée sur les épaules, il prend les décisions justes sur le parcours. Son jeu est solide. Ses drives partent quasiment aussi loin que ceux de Colsaerts et Pieters, ses approches sont d'une précision chirurgicale et, sur les greens, il joue volontiers les métronomes. En Turquie et en Afrique du Sud, il a en tout cas impressionné toute la planète golf, luttant chaque fois pour la victoire. A Sun City, lors du quatrième tour, il partageait même le dernier flight avec Sergio Garcia et Louis Oosthuizen. " Ce sont des expériences incroyables qui me font gagner beaucoup d'expérience. Ce sont surtout des moments très intenses que j'ai toujours rêvé de vivre ", avoue-t-il, le verbe teinté à la fois d'émotion et d'humilité. Et le cru 2018 n'est pas encore fini. Cette semaine, sur le parcours Jumeirah de Dubaï, Detry tentera de terminer en beauté à l'occasion du DP World Tour, bouquet final aux allures de jackpot avec un prize money de 8 millions de dollars et un bonus supplémentaire de 5 millions à répartir entre les 10 premiers. Un nouveau bon résultat pourrait lui permettre d'entrer, pour la première fois, dans le Top 100 mondial et de franchir un nouveau cap dans sa carrière.