Si après le confinement, il risque bien d'y avoir un embouteillage de disques et de concerts que l'on espère reportés à l'automne, la diffusion ciné semble encore plus problématique. Pas seulement pour cause de sorties des grands films et autres blockbusters anglo-saxons pendant la dernière partie d...

Si après le confinement, il risque bien d'y avoir un embouteillage de disques et de concerts que l'on espère reportés à l'automne, la diffusion ciné semble encore plus problématique. Pas seulement pour cause de sorties des grands films et autres blockbusters anglo-saxons pendant la dernière partie de l'année, mais aussi parce que le nombre limité de salles en Belgique diminue les chances de diffusion des productions belges ayant souvent besoin du bouche à oreille pour trouver un public. Que la concurrence et la masse de films en circulation ne permettent guère. Le cinéma belge à la maison est une initiative de la Fédération Wallonie-Bruxelles, offrant la possibilité de voir des productions nationales récentes sur les plateformes de streaming. Certains, comme Jumbo de Zoé Wittock et Loser Revolution de Thomas Ancora et Grégory Beghin, ont vu leur sortie purement annulée. D'autres ont été fauchés en plein vol après un très court temps d'exploitation, fusillant une possible carrière commerciale. Parmi ceux-ci, Filles de joie (photo) et Adoration. Le premier, cosigné par Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich, met en scène, avec réalisme et empathie, les excellentes Sara Forestier, Noémie Lvovsky et Annabelle Lengronne dans l'univers glauque de la prostitution transfrontalière belgo-française. Le second, réalisé par Fabrice du Welz, clôt une trilogie ardennaise en incluant Benoît Poelvoorde, qui trouve là l'un de ses rares rôles underground au cinéma.www.lecinemabelgealamaison.be