Pour le coup, l'aventure de notre Gazelle ne commence pas dans un garage mais dans la cave d'une officine située à Saint-Gilles au pied de l'Hôtel de Ville. "Nous nous sommes lancés en 2010 avec mon épouse, Annabelle Thiry, rappelle Michaël Willems, administrateur délégué de Pharmasimple. Au départ, nous n'étions que nous deux avec Damien Dardenne qui tenait la pharmacie bruxelloise. L'idée était de proposer via le web une offre de produits parapharmaceutiques (produits cosmétiques et dermo-cosmétiques, accessoires à vocation médicale, c...

Pour le coup, l'aventure de notre Gazelle ne commence pas dans un garage mais dans la cave d'une officine située à Saint-Gilles au pied de l'Hôtel de Ville. "Nous nous sommes lancés en 2010 avec mon épouse, Annabelle Thiry, rappelle Michaël Willems, administrateur délégué de Pharmasimple. Au départ, nous n'étions que nous deux avec Damien Dardenne qui tenait la pharmacie bruxelloise. L'idée était de proposer via le web une offre de produits parapharmaceutiques (produits cosmétiques et dermo-cosmétiques, accessoires à vocation médicale, compléments alimentaires). Nous sommes également propriétaires de pharmacies et en 2012, avons décidé de dissocier les deux activités: pharmacies et vente en ligne en créant pour cette dernière Pharmasimple." Devant la croissance naissante de Pharmasimple, la jeune start-up a d'abord déménagé à Rhode-Saint-Genèse avant de s'établir à Houdeng-Goegnies où elle dispose de tout l'espace pour se développer. Parallèlement, elle a été introduite dans un premier temps sur Euronext Access, avant de transférer la cotation de ses titres en 2017 vers Euronext Growth à Paris. "Cela nous a permis de financer la croissance, poursuit le cofondateur. En 2018, nous avons déménagé dans le Hainaut et après avoir enregistré une petite baisse de notre chiffre d'affaires, nous avons repris notre progression et connu un exercice record en 2020." Le chiffre d'affaires de la Gazelle a en effet bondi de 24,8 (2019) à 43,5 millions d'euros (2020). Un résultat qui s'explique par la crise sanitaire qui a dopé l'e-commerce. En 2021, le chiffre d'affaires s'est établi autour d'une trentaine de millions. Figurant parmi les pionnières de la vente en ligne de la parapharmacie, Pharmasimple n'est plus seule sur un marché qui devient de plus en plus compétitif et où le retour sur investissement s'amenuise. Une évolution qui a amené le couple fondateur de Pharmasimple à repenser son business model et à revenir à l'officine. Sans pour autant abandonner la vente en ligne, l'accent sera dorénavant porté sur l'acquisition de pharmacies. Après avoir levé une dizaine de millions d'euros auprès d'un fonds d'investissement, Pharmasimple a annoncé le mois dernier l'acquisition de sept pharmacies. Une première étape dans son redéploiement puisqu'elle ambi- tionne d'en acquérir 200 dans les années qui viennent afin de réaliser comme elle l'explique "son programme de transformation visant à évoluer vers un mix online/ offline, afin de réduire ses dépenses marketing, de limiter la pression moyenne sur les prix des articles en catalogue et d'augmenter le conseil, permettant de mieux diffuser la parapharmacie". En d'autres termes, redonner du lien dans une société qui en a bien besoin.