Les tournois du Grand Chelem se suivent à un rythme cadencé. Après le triomphe de Tiger Woods au Masters en avril et l'exhibition de Brooks Koepka au PGA Championship en mai, place à l'US Open qui se dispute, cette semaine, sur le parcours de Pebble Beach. Le mythique links californien fête, cette année, son centenaire. Il était évidemment logique qu'il soit l'hôte de l'événement.
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Les tournois du Grand Chelem se suivent à un rythme cadencé. Après le triomphe de Tiger Woods au Masters en avril et l'exhibition de Brooks Koepka au PGA Championship en mai, place à l'US Open qui se dispute, cette semaine, sur le parcours de Pebble Beach. Le mythique links californien fête, cette année, son centenaire. Il était évidemment logique qu'il soit l'hôte de l'événement. Situé sur la presqu'île de Monterey, dans un décor de rêve le long des falaises du Pacifique, Pebble Beach est un monument classé du golf mondial. Une sorte de St. Andrews à l'américaine. Les passionnés s' y rendent d'ailleurs en pèlerinage, comme s'il s'agissait d'un lieu saint. Et qu'importe si le prix du greenfee est particulièrement onéreux (525 dollars). Quand le golfeur aime, il ne compte pas ! Pebble Beach accueille chaque année un tournoi du PGA Tour et a déjà été cinq fois l'hôte de l'US Open, couronnant successivement Jack Nicklaus (1972), Tom Watson (1982), Tom Kite (1992), Tiger Woods (2000) et Graeme McDowell (2010). Le sacre du " Tigre " est encore dans toutes les mémoires. Dans des conditions climatiques détestables, il avait survolé la compétition de toute sa classe, terminant le tournoi à 12 sous le par avec 15 coups d'avance sur Jimenez et Els, ses plus proches poursuivants. De son propre aveu, ce fut l'une des plus belles victoires de sa carrière. Dix-neuf ans plus tard, l'icône du swing mondial espère, bien sûr, signer un nouvel exploit. A l'instar de l'Augusta National, Pebble Beach est un parcours inspirant qui convient parfaitement à son jeu et où l'expérience joue un rôle essentiel. En fonction du vent, il faut faire preuve de sagesse, d'audace et, surtout, de stratégie. Comme sur le fameux trou n°7, un petit par 3 de moins de 100 mètres. Un coup de wedge suffit largement, mais mieux vaut faire preuve de précision pour atteindre le minuscule green ceinturé par les bunkers et l'océan. Ce trou signature - le plus court de l'histoire du PGA Tour - a été le théâtre de nombreux drames, au point d'inciter le célèbre Sam Snead à le jouer, un jour d'angoisse, avec son putter ! Ceci dit, c'est évidemment le trou n°18 qui fait la renommée planétaire du parcours californien. C'est là que le visiteur lambda aime se faire immortaliser pour la photo-souvenir. Avec l'immensité de l'océan sur la gauche, le joueur a l'impression de driver sur la mer. C'est magique. Et c'est évidemment un finishing hole très spectaculaire pour l'épilogue d'un Grand Chelem. Si, dimanche soir, la lutte est serrée en haut du leaderboard, il faudra des nerfs très solides aux prétendants pour placer la balle plein fairway !