La nouvelle a fait l'effet d'une bombe, suscitant à la fois des réactions positives et d'incrédulité. BTK, un holding d'origine qatarie, souhaite investir 2,5 milliards d'euros dans la construction de quatre nouvelles centrales au gaz.
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La nouvelle a fait l'effet d'une bombe, suscitant à la fois des réactions positives et d'incrédulité. BTK, un holding d'origine qatarie, souhaite investir 2,5 milliards d'euros dans la construction de quatre nouvelles centrales au gaz. Selon Marc Segers, le directeur opérationnel, BTK aurait racheté à leurs propriétaires respectifs, EMGB et Global Estate Group, les vieilles centrales au gaz de Vilvorde (255 MW) et de Langerlo (deux fois 44 MW). L'idée est de construire deux nouvelles centrales sur chacun des sites existants afin d'arriver à une capacité totale de 3,5 GW. Un chiffre qui n'a évidemment rien d'anodin puisqu'il correspond aux besoins définis par Elia pour garantir la sécurité de notre approvisionnement électrique en 2025 si l'on sort du nucléaire. En outre, le business plan mis en place ne tiendrait pas compte du mécanisme de rémunération de la capacité (CRM) voté par le Parlement ce printemps. Ce CRM ne ferait donc que l'améliorer... Dans les colonnes du Soir, Marc Segers a répondu point à point à toutes les critiques émises depuis cette annonce hors du commun.Selon lui, BTK est né de la volonté du gouvernement qatari de trouver de nouveaux débouchés pour sa production de gaz. Deux fonds ont ainsi été créés au Luxembourg ainsi qu'une société de management (EG Luxembourg) qui doit opérer les centrales. Si le capital de base de BTK était qatari, une grosse partie viendrait aujourd'hui des Etats-Unis, de la Suisse, de la Norvège et d'un gros investisseur belge. Le business plan établi sur 20 ans se base sur des centrales très performantes et sur leur approvisionnement avec du gaz (moins cher) en provenance directe du Qatar via Zeebrugge. Marc Segers est déterminé à construire ces quatre centrales d'ici à 2025. Une donnée qui n'est pas anodine alors que le prochain gouvernement devra se pencher sans traîner sur notre transition énergétique.