Forcé de prendre sa pension à 65 ans suite au retrait de son agréation, un ouvrier du port de Zeebrugge s'est estimé discriminé sur base de son âge et a saisi le tribunal du travail de Bruges, qui vient de lui donner raison. Tous les examens médicaux montrent en effet ...

Forcé de prendre sa pension à 65 ans suite au retrait de son agréation, un ouvrier du port de Zeebrugge s'est estimé discriminé sur base de son âge et a saisi le tribunal du travail de Bruges, qui vient de lui donner raison. Tous les examens médicaux montrent en effet que l'homme - désormais âgé de 67 ans - est apte à effectuer le travail demandé. Il n'y a dès lors, estime le tribunal, aucune raison de ne pas lui restituer son agréation. Ni de lui refuser l'indemnité qu'il réclame. Au tribunal, un montant de 77.000 euros a été évoqué mais selon l'avocat du plaignant, ce montant doit encore être discuté. Ce jugement n'a pas vraiment suscité l'enthousiasme dans la communauté portuaire. Sur Facebook, les collègues de l'ouvrier n'en finissent pas de déverser leur venin. Certains messages lui promettent même un " retour chaud ". Du côté des employeurs, on relativise. Pour Marc Adriansens, président de la Centrale des employeurs du port de Zeebrugge, il s'agit-là d'un cas exceptionnel. A partir de 55 ans, il existe en effet pour les ouvriers portuaires une porte de sortie via une " aptitude au travail réduite " - verminderde arbeidsgeschiktheid. Les travailleurs flamands actifs jusqu'à 65 ans dans ce secteur ne sont donc pas légion : quelques dizaines tout au plus sur les 7.000 ouvriers que compte, par exemple, le port d'Anvers.