A priori, le Victoria & Albert Museum londonien n'était pas le mieux placé pour incarner une forme de modernité, a fortiori rock. Mais après quelques expositions au succès raisonnable - consacrées à Kylie Minogue ou encore The Supremes -, cette institut...

A priori, le Victoria & Albert Museum londonien n'était pas le mieux placé pour incarner une forme de modernité, a fortiori rock. Mais après quelques expositions au succès raisonnable - consacrées à Kylie Minogue ou encore The Supremes -, cette institution, spécialisée dans le design et les arts décoratifs, décroche la timbale avec David Bowie Is en 2013 : 330.000 visiteurs à Londres et une tournée mondiale qui compte déjà 10 étapes prestigieuses, de Chicago à Tokyo. Pas étonnant que le V&A présente maintenant un autre classique nom anglais, Pink Floyd, avec l'annonce que l'expo tournera internationalement dans les cinq années à venir. Bruxelles aura-t-elle la chance de découvrir ce sérieux travail d'archivage qui 78 aussi la 3D et un parcours audio raffiné ? Même s'il propose nettement moins de costumes que pour David Bowie, Their Mortal Remains impressionne par son sens du détail comme celui de l'artefact spectaculaire, reprenant nombre d'objets, décors, dispositifs, par exemple issus de The Wall, le barnum contre l'aliénation conçu par Roger Waters. Un blockbuster séduisant et très fréquenté, la réservation en amont étant conseillée. " Pink Floyd : Their Mortal Remains " jusqu'au 1er octobre au V&A de Londres, www.vam.ac.uk Par Philippe Cornet