Ce vendredi 3 novembre, vous fêtez vos 75 ans à Flagey en compagnie de sept musiciens, vos impressions ?

Je crois que cela sera super même si je ne sais pas très bien de quelle façon (sourire). Je serai entre autres content de rejouer avec le batteur américain Gerry Brown, 37 ans plus tard. Ce concert est celui de toutes les combinaisons possibles : l'âge a peut-être de l'impo...

Je crois que cela sera super même si je ne sais pas très bien de quelle façon (sourire). Je serai entre autres content de rejouer avec le batteur américain Gerry Brown, 37 ans plus tard. Ce concert est celui de toutes les combinaisons possibles : l'âge a peut-être de l'importance, peut-être pas, je ne sais pas. J'étais déjà pro dans les années 1960 lorsque j'étais étudiant en Philo & Lettres et en Sciences économiques à Saint-Louis et Leuven, à l'époque du fameux slogan " Walen Buiten "... Non. La joie se mêle à la peur de jouer, c'est très fragile. Surtout la musique telle que je la vois : ce qui compte, c'est que le groupe sonne bien, soit interactif, écoute et possède un groove. Pour arriver à cela, je travaille chaque jour la guitare, beaucoup, souvent des heures durant, pour ne pas perdre l'aisance avec l'instrument. Ma liberté de choix doit être maximale quand j'arrive sur scène. C'est l'une de ses caractéristiques mais le jugement est un peu superficiel, possiblement péjoratif. Vous savez, j'ai beaucoup joué avec Chet Baker, on disait qu'il était complètement "zat" (ivre) mais sa mise en place était fantastique : cela aurait pu être du miel ou du sucre, mais non. Là, à Flagey, il va falloir que je fasse abstraction de la salle et de la ville parce que beaucoup d'amis vont venir, et cela, c'est un peu difficile pour moi. Par Philippe Cornet