Les plastiques dérivant dans les océans sont aujourd'hui si nombreux qu'ils ont tendance à y former un "septième continent". Leur élimination peut dès lors devenir un big business. Le Néerlandais Boyan Slat avait pensé avoir trouvé la solution avec l'installation en haute mer de barrages flottants qui y piégeraient les macro-déchets. Une première expérience menée au large de San Francisco a tourné court. Flottant plus rapidement que le barrage censé les retenir, les plastiques en effet, n'étaient que temporairement retenus. L'échec était patent mais le battage médiatique entourant le projet a fait évoluer les mentalités. La pêche aux plastiques est désormais tendance et, reprenant le problème à la base, les ingénieurs de DEME sont arrivés à la conclusion qu'il serait plus intéressant d'attraper les plastiques avant qu'ils ne se disséminent en mer, c'est à dire, dans les rivières, les fleuves et les zones inondables. C'est en tout cas l'idée défendue par Luc Vandenbulcke, le nouveau CEO de l'entreprise de dragage DEME qui souhaite installer à titre expérimental, sous un pont de Tamise (photo), des filets dont le contenu serait automatiquement vidé par un équipement placé en surface et capable de reconnaître les objets afin d'éviter toute méprise. Ce projet d'un coût de 2,5 millions d'euros devrait, s'il est approuvé par le gouvernement flamand, démarrer en avril.