Ce 20 janvier, 431 ans très exactement après avoir été immolée sur un bûcher, la " sorcière " Cathelyne Van den Bulcke recevra les excuses officielles de la ville de Lierre. Elle avait déjà droit à un pavé mémoriel sur le lieu de son supplice, l...

Ce 20 janvier, 431 ans très exactement après avoir été immolée sur un bûcher, la " sorcière " Cathelyne Van den Bulcke recevra les excuses officielles de la ville de Lierre. Elle avait déjà droit à un pavé mémoriel sur le lieu de son supplice, la grand-place, mais la municipalité entend faire davantage. " Nous voulons, d'une part, attirer l'attention sur le danger d'un pouvoir qui se laisse guider par la rumeur et l'hystérie et, d'autre part, montrer que le courage d'une seule personne peut faire la différence ", commente Rik Verwaest, échevin N-VA du Tourisme. Même sous la torture, Cathelyne a en effet refusé de sauver sa vie en livrant à ses bourreaux le nom d'autres " sorcières ", de sorte qu'avec son exécution le 20 janvier 1590, la chasse aux sorcières s'est arrêtée dans la région. Accusée d'avoir parlé aux esprits et ensorcelé du lait ainsi qu'un cheval, elle-même avait été dénoncée par une adolescente un peu simplette! Traditionnellement, les procès en sorcellerie étaient conduits par l'Inquisition mais, à Lierre, la procédure a été menée par les autorités locales. Cathelyne a certes eu droit à un avocat, des témoins à charge et décharge ont été entendus. Mais, dès le départ, les dés étaient pipés...