Exit les couchers de soleil en Polynésie et les montagnes du bonheur façon Heidi. Le confinement, qui a vu exploser les ventes de puzzles, a mieux à vous proposer que les images d'Epinal. Prenez le jeu de patience " The City of New York " (17 euros) que le déco...

Exit les couchers de soleil en Polynésie et les montagnes du bonheur façon Heidi. Le confinement, qui a vu exploser les ventes de puzzles, a mieux à vous proposer que les images d'Epinal. Prenez le jeu de patience " The City of New York " (17 euros) que le décorateur américain John Derian, grand amateur de gravures old school, vous propose pour accompagner les longues soirées d'automne. Ce spécialiste des arts décoratifs s'est entiché d'une superbe cartographie de Manhattan du 19e siècle, probablement dénichée chez un antiquaire que le dandy quinquagénaire à l'habitude de fréquenter, pour en faire un casse-tête de toute beauté. La mégalopole de tous les possibles est encore vierge de tout gratte-ciel tandis que l'Hudson et l'East River sont encombrées de bateaux à voile comme une autoroute à l'heure de pointe. On reconnaît le pont de Brooklyn à l'avant-plan et Central Park tout au loin. Le paysage est un encastrement de vaisseaux sanguins couleur brique, à la fois dilatés et compressés par un étrange effet de perspective. On ne sait pas trop s'il s'agit d'une vue fantasmée ou de la retranscription fidèle de ce qu'était New York à l'époque des grands flux migratoires. Fascinant.